Le rendez-vous des Anciens de La Royale

Souvenirs et Discussions d'Anciens Marins de la Marine Nationale
 
AccueilRechercherS'enregistrerConnexion
Sujets similaires
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Navigation
Index
Membres
Profil
FAQ
Rechercher

PA N°2, la génèse Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Message Auteur
MessageSujet: PA N°2, la génèse Mar 20 Nov 2007 - 9:59

Accord entre les industriels français et britanniques

S'il n'y aura pas de construction commune des coques des trois futurs porte-avions français et anglais, DCNS, Aker Yards, BAE Systems, VT Shipbuilding, Babcock et Thales UK ont annoncé vendredi la signature d'un accord de coopération. Cet accord porte sur la conception des bateaux et l'achat d'équipements en commun pour le navire de la Marine nationale et les deux bâtiments de la Royal Navy. « Qu'il s'agisse par exemple de motorisation ou de radars, chaque fois qu'une acquisition sera réalisée, nous étudierons la possibilité de le faire ensemble. L'accord concerne les gros comme les petits équipements », explique-t-on chez DCNS, où l'on affirme que cet accord démontre que « les industriels français et britanniques sont en ordre de bataille pour mener à bien le projet en coopération ». Outre les études du Carrier Vessel Future et de sa variante française, le CVF-FR ou Porte-Avions n°2 (PA2), ainsi que les équipements dont ils seront dotés, Français et Britanniques se sont mis d'accord pour coopérer sur le soutien des trois bateaux lorsqu'ils seront en service. Des contrats de maintenance communs sur les équipements pourraient, par exemple, être négociés avec les fournisseurs, une solution visant à réduire les coûts. On pense en matière de propulsion aux Rolls-Royce MT 30 retenues pour les CVF. Si les Français font le choix de ces turbines à gaz, il sera intéressant pour eux de se rapprocher de leurs homologues d'outre-manche dans la mesure où aucun autre navire de la Marine nationale ne sera équipé de ces engins (Pressentie initialement pour les FREMM, la MT30 n'a finalement pas été retenue face à la LM 2500 de GE et Avio, jugée moins chère).

Programme lancé en Grande-Bretagne et toujours en attente en France : La Grande-Bretagne a définitivement entériné, en juillet, la construction de ses nouveaux porte-avions. Les HMS Queen Elisabeth et HMS Prince of Wales, prévus pour coûter 3.9 milliards de Livres (près de 5.5 milliards d'euros), doivent entrer en service en 2014 et 2016.
Côté français, aucune commande n'est encore intervenue. Espérée pour la fin de l'année, la décision finale de lancer le projet ne devrait finalement pas intervenir avant début 2008. Compte tenu du nombre important de programmes d'armement, le ministère de la Défense est toujours à la recherche de ressources supplémentaires pour financer les grands équipements. Il manquerait quelques 5 milliards d'euros dans les caisses pour financer l'ensemble des programmes souhaités par les trois armées (les crédits réservés annuellement aux équipements s'élèvent actuellement à 16 milliards d'euros). Bien que Nicolas sarkozy se soit engagé en faveur du second porte-avions, l'avenir de celui-ci semble devoir, en grande partie, dépendre des conclusions du livre blanc sur la défense. Ses conclusions sont attendues en mars mais les premières grandes tendances devraient être connues d'ici la fin de l'année. Les industriels et le ministère de la Défense travaillent actuellement à la réduction de la facture du PA2, pour lequel la Délégation Générale pour l'Armement (DGA) ne souhaite pas dépenser plus de 2.5 milliards d'euros. Si le programme est lancé, comme espéré, dans le courant de l'hiver, les dépenses prévues en 2008 sur le PA2 devraient s'élever à environ 85 millions d'euros. La livraison du porte-avions, dont la coque sera construite à Saint-Nazaire (Aker Yards) avant un armement à Brest (DCNS), doit intervenir en 2014.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Source : Mer & Marine


Dernière édition par le Mar 20 Nov 2007 - 17:52, édité 3 fois
avatar
Jack Sparrow




Age : Date d'inscription : 10/11/2007 Nombre de messages : 3093 Localisation : France Emploi/loisirs :

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Mar 20 Nov 2007 - 10:03

Aker Yards reste dans la boucle

L'accord de coopération annoncé vendredi entre les industriels français et britanniques impliqués dans le projet des futurs porte-avions confirme la participation des ex-Chantiers de l'Atlantique au programme. L'entrée dans le capital de leur maison mère, Aker Yards, du groupe coréen STX Shipbuilding avait suscité, fin octobre, quelques inquiétudes. En effet, certains redoutaient les conséquences d'un accès éventuel d'une puissance étrangère à la conception d'un outil militaire de premier rang. Ce point semble, aujourd'hui, éclairci : « Les Coréens sont actionnaires d'Aker Yards mais n'ont pas de responsabilité opérationnelle. Ils auront accès aux informations financières mais pas à la partie technique du projet, dont les données confidentielles restent protégées », indique-t-on chez DCNS, qui doit assurer la maîtrise d'oeuvre du programme PA2. Le cas d'Aker Yards France est, de plus, particulier, la filiale française du groupe norvégien étant détenue, jusqu'en 2010, à 25% par Alstom. STX, qui possède 39.2% d'Aker Yards, représente donc moins de 30% d'Aker Yards France, niveau insuffisant pour obtenir la minorité de blocage. Dans un peu plus de deux ans, quand Alstom devra vendre le reste du capital de son ancienne filiale, l'Etat aura alors son mot à dire sur l'acheteur des parts d'Alstom. Des autorisations devront être délivrées dans le cadre du décret de 2005 sur les investissements étrangers.
Tel que le projet est aujourd'hui défini, Saint-Nazaire doit assurer la construction de la coque propulsée et aménagée du second porte-avions de la Marine nationale. Ce contrat de 800 à 900 millions d'euros pour Aker Yards doit voir la découpe de la première tôle du navire en 2009 pour un achèvement en février 2012. Le bâtiment rejoindra ensuite Brest, où DCNS assurera son armement. La livraison à la marine est prévue en 2014, date à laquelle le Charles de Gaulle débutera son second grand carénage. Comme c'est le cas actuellement, cet arrêt technique majeur immobilisera le navire durant 18 mois, privant la France, si un autre porte-avions n'est pas construit, de l'un de ses principaux vecteurs de projection de puissance.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

Source : Mer & Marine
avatar
Jack Sparrow




Age : Date d'inscription : 10/11/2007 Nombre de messages : 3093 Localisation : France Emploi/loisirs :

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Sam 30 Mar 2013 - 6:38

Je suis arrivé sur ce thème qui a fait l'objet de tant de débats ces dernières années et malheureusement nous sommes restés au même point.

De quoi s'agit il ? . Depuis la seconde guerre mondiale, la Marine française a disposé pratiquement de deux porte-avions pour mettre en oeuvre un groupe aéronaval. Le porte-avions est réellement le moyen unique de pouvoir projeter sur tous les océans et sur toutes les mers du globe, des appareils de combat, sans avoir à solliciter l'autorisation de survol de l'espace aérien de pays étrangers ; et autre avantage par rapport à l'envoi d'avions de chasse sur un théâtre d'opération situé à des milliers de kilomètres, il n'est pas nécessaire non plus de ravitailler les appareils deux ou trois fois avec des avions ravitailleurs dont l'emploi s'avère excessivement coûteux. Le porte-avions se déplace avec son environnement de frégates ASM et de défense aérienne, d'un SNA et de navires logistiques pour le ravitaillement divers notamment en kérosène pour l'aviation embarquée. On le voit bien, la démonstration est évidente, elle a été vérifiée lors de chaque conflit, sur tous les fronts d'opérations militaires, en Indochine, en Afghanistan et récemment en Libye, le groupe aéronaval est irremplaçable grâce à sa projection au plus prêt des combats. Les américains sont passés maître en matière d'aviation embarquée avec actuellement plusieurs groupes aéronavals (il dispose provisoirement de 10 porte-avions nucléaires) et la France a acquis une maîtrise complète , elle est seule en Europe à mettre en oeuvre un porte-avions qui dispose d'une aviation embarquée lancée à partir de catapultes . Ce procédé permet d'opérer avec des avions performants du type Rafale, par rapport aux porte-aéronefs de type Cavour Italien qui met en oeuvre un nombre plus limité d'appareils à décollage court plus lourds et dont les performances se révèlent nettement inférieures.


Sous la présidence de monsieur Chirac, la décision était quasiment prise de construire un porte-avions , (le second) classique, puisque un crédit de plusieurs millions d'euros avaient été prévu pour réserver les catapultes aux Etats-Unis. A l'arrivée à l'Elysée du président Sarkozy, une nouvelle étude a été lancée pour connaitre les avantages et les inconvénients du nucléaire par rapport à la propulsion classique puis les études de coopération avec les Britanniques ont échoué et finalement la décision de construire le 2ème porte-avions a été repoussée à 2012.
Il faut tout de même préciser que décider une telle construction , laisse à penser que l'opinion publique , plus préoccupée par les affres de la crise financières et les difficultés quotidiennes, n'était pas préparée à un tel choix, (coûteux), et qu'en période électorale, le sujet était plutôt répulsif et autant dire non apprécié pour une majorité des électeurs de tous bords. La décision de construire ce deuxième porte-avions n'a donc pas été prise.
Pourtant , il va de soi que pour assurer la permanence de notre groupe aéronaval, notamment pendant les entretiens très longs du Charles de Gaulle, il n'y a pas d'autre alternative. On ne peut avoir un groupe aéronaval disponible à mi-temps . Le coût de construction d'un porte-avions léger est de 3 milliards d'euros. C'est une grosse somme mais lissée sur 7 années de construction, la manoeuvre était réalisable sur le budget de la défense , en faisant sans doute l'impasse sur un ou deux projets non urgent.

Dans l'état actuel de la situation et compte tenu des hésitations politiques successives calculées, on ne voit pas comment on pourrait imaginer un volonté gouvernementale orienter vers une telle décision qui, tous les spécialistes le confirment, serait une nécessité pour compléter nos moyens de défense au plan de l'équilibre et de la cohérence de notre outil militaire.

Pour clore le sujet, il convient de préciser plusieurs points importants :

- Les britanniques construisent actuellement 2 porte-aéronefs qui mettront en ligne des avions harrier nouvelle génération B 35, de construction américaine. Dans une étude au niveau du ministère de la défense en Grande Bretagne, il avait été question de construire l'un des navires avec l'installation de catapultes pour , dans le cadre d'une coopération franco-britannique, permettre l'embarquement des appareils des deux pays sur les porte-avions des deux marines. On a même parlé de l'achat de Rafale par le Royaume Uni. On imagine, la colère américaine sur le protégé britannique et l'étude a conclu à un surcoût exorbitant d'un tel aménagement , on peut douter de la sincérité de l'étude !.

- Toutes les grandes marines, (chinoise, indienne, russe et brésilienne), ont décidé le développement de groupes aéronaval et on est sur cette voie dans plusieurs pays où les programmes de constructions commencent à se mettre en place.

En résumé, on constate qu'actuellement , la puissance d'un groupe aéronaval, sa souplesse d'emploi , n'ont aucune équivalence en terme d'efficacité dans l'inventaire des outils de combat disponibles pour une grande marine militaire. C'est un moyen de puissance et de diplomatie unique qui a séduit les pays émergents qui en disposeront à moyenne échéance.

Espérons des jours meilleurs pour que notre Marine reçoive les moyens dont elle a besoin car la sécurité de notre pays , l'efficience de ses équipements sont le prix à payer pour l'indépendance militaire et la liberté de notre beau pays.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

avatar
ROUSSEL Denis




Age : 72 Date d'inscription : 18/02/2013 Nombre de messages : 2363 Localisation : Toulon/Barcelonnette Emploi/loisirs : retraité / voyages en camping-cars

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Mar 11 Fév 2014 - 17:40

La France a gaspillé 200 millions d'euros pour un second porte-avions dont il n'est même plus question...

11 février 2014-13:57

L'on pouvait émettre de sérieux doutes sur une possible coopération franco-britannique en matière de construction de porte-avions quand cette éventualité fut mise sur la table dans les années 2002-2003. puis confirmée en mars 2006 par la signature d'un mémorandum d'entente. Et cela pour une raison simple : les capacités de la Marine nationale et de la Royal Navy dans ce domaine sont radicalement différentes.
Ainsi, la marine française, tout comme son homologue américaine, ce qui facilite d'ailleurs l'interopérabilité comme l'a démontré la mission Bois-Belleau, a l'habitude des porte-avions dits CATOBAR (Catapult Assisted Take-Off But Arrested Recovery), c'est à dire de bâtiments dotés de catapultes et de brins d'arrêts nécessaires à la mise en œuvres des aéronefs.

Pour la Royal Navy. c'est le système dit STOVL (Short Take-Off and Vertical Landing) qui est en vigueur. Certes, en 2010. il a été question pour la marine britannique d'adopter un dispositif CATOBAR pour ses deux porte-avions dont elle entend se doter. Mais finalement, elle a dû renoncer à cette idée, les transformations nécessaires étant trop coûteuses alors que le chantier du premier exemplaire avait déjà commencé.

Reste que l'idée de construire 3 porte-avions en commun avait un sens économique dans la mesure où cela aurait permis de réduire les coûts pour les budgets militaires de Paris et de Londres. Pour la France, il s'agissait d'acquérir un second navire de ce type afin de pouvoir maintenir une permanence aéronavale, notamment lors des arrêts pour maintenance du Charles de Gaulle.

Très longtemps avant la mise en chantier de ce dernier, la décision de doter la Marine nationale d'un second porte-avions à propulsion nucléaire avait été prise lors du conseil de Défense du 23 septembre 1980. On connaît la suite : les restrictions budgétaires ont d'abord impacté la construction de celui qui allait devenir le Charles de Gaulle.

Puis, de reports et en annulations de crédits, l'on est arrivé à la situation actuelle, c'est à dire avec une marine ne disposant que d'un seul porte-avions. S'il était question, encore, d'en construire un second jusqu'en 2007. l'édition 2003 du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN) a renvoyé cette éventualité aux calendes grecques tandis que celle de 2013 n'en a même plus parlé.

"Le montant total des dépenses effectivement payées au titre du programme de second porte-avions français s'établit à 287.5 M€ (constants 2013). dont 73 % au titre des deux années de coopération franco-britannique", affirment les magistrats de la Rue Cambon.

"Au total, sur une période de deux années (2006 et 2007). la France a donc choisi, pour la construction de son deuxième porte-avions, de s'orienter vers l'achat d'études britanniques, alors même que l'analyse du contexte, ainsi que des positions exprimées publiquement et sans ambiguïté par le Royaume-Uni, laissaient clairement voir qu'elle ne pouvait ni s'appuyer sur un projet industriel conjoint, ni même, à défaut, voir ces études répondre techniquement à certains besoins français", ajoutent-ils dans leur rapport annuel.

Et d'ajouter :
"Au cours de ces deux années, les dépenses assumées par la France se sont élevées à environ 214 M€ (euros constants), dont 112 M€ versés au Royaume-Uni à titre de 'ticket d'entrée', et 102 M€ de contrats industriels liés à la coopération dont les résultats sont aujourd'hui inutilisables".
Plus de 200 millions de pertes... Certains diront que ce n'est pas grand chose... Quand même. En 2003. soit en plein dans la période décrite par la Cour des comptes, le général Bruno Cuche, alors chef d'état-major de l'armée de Terre (CEMAT). avait écrit au chef d'état-major des armées (CEMA), qui était à l'époque le général Georgelin. pour déplorer que la réalisation des programmes d'équipement des forces terrestres avait été minorée de 40% en 2006 par rapport au contrats de gestion initiaux, et que 46% des besoins prévus pour 2007 n'avaient pas été couverts.

Les principaux programmes touchés avaient été ceux ayant une "faible visibilité politique" mais pourtant indispensables à la "cohérence organique" de la l'armée de Terre. Sans nul doute que ces 200 millions d'euros (soit de quoi acheter une cinquantaine de VBCI) jetés par les fenêtres auraient trouvés une meilleure utilisation...
Opex360
avatar
FRANCOIS61




Age : Date d'inscription : 30/09/2013 Nombre de messages : 4104 Localisation : Var Emploi/loisirs : Photographie

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Mar 11 Fév 2014 - 19:06

Il y a beaucoup de commentaires à formuler sur ce sujet. Tout d'abord un second porte-avions était prioritaire pour l'outil de défense de la France. C'est actuellement le groupe aéronaval  qui dispose de la plus grande souplesse pour se déplacer sur toutes les mers du globe sans avoir à solliciter le survol des territoires étrangers. Le porte-avions dispose d'un groupe aérien puissant avec à sa disposition armes, carburant et bien entendu équipes de maintenance. L'environnement du porte-avions se compose de frégates de défense aérienne et ASM, éventuellement d'un sous-marin nucléaire d'attaque et de pétroliers ravitailleurs. Par conséquent aucunement besoin de bases aériennes en territoires étrangers et pas le lourd soutien des ravitailleurs en vol n'est pas nécessaire.
       Lorsque l'un des porte-avions est indisponible, le second le remplace et la Marine nationale a toujours disposé de 2 porte-avions depuis la seconde guerre mondiale. C'est le courage politique qui a manqué à plusieurs reprises pour décider la construction du PA 2, la crise oblige, une telle lmesure n'aurait pas été appréciée par un électorat plus occupé quotidiennement à calculer son pouvoir d'achat. Pourtant, les catapultes avaient été réservées auprès des USA et la cause semblait entendue mais c'était sans compter les calculs politiques et les désaccords de certains hauts dignitaires militaires des autres armées.

        Si le programme avait été maintenu, le second porte-avions était disponible pour remplacxer le CDG , lorsqu'il subira un entretien en milieu de vie , à partir de 2016 pour 15 mois. A ce moment là lme groupe aéronaval dera cloué au sol. Et l'on peut vouloir expliquer tout et rien, aucun argument n'est recevable d'autant plus que lissés sur 7 ans, les 3 milliards d'euros nécessaires pour nla construction étaient dans le domaine du réalisable. Il faut sdavoir ce que l'on veut et ce que l'on veut doit être l'excellence pour notre défense et notre sécurité. Maintenant, tous les pays émergents présente des projets d'acquisition de porte-avions : la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie et d'autres qui choiisissent la formule du porte-aéronefs avec l'embarquement d'avions à décollage court au moyen d'un tremplein.
            Alors on nous explique que le porte-avions qui remplacxera le CDG sera construit en même temps qu'un second navire !.  Les restriuctions budgétaires actuelles limitent les ambitions d'une Marine qui manque de moyens au mome etnt où le développement de crises régionales et de phénomènes comme la piraterie , imposent aux Etats ded disposer d'importants moyens navals afin de garantir la sécurité se leurs approvisionnements stratégiques et le fonctionnement de leurs économies.
             La question du second porte-avions était capitale et l'absence de décision comme le report de plusieurs programmes importants pour la sauvegarde de notre souveraineté, marque un certain déclin de notre Marine. Nous sommes un grand pays maritime mais demain serons nous une puissance maritime ou une nation bordée par la mer !.
avatar
ROUSSEL Denis




Age : 72 Date d'inscription : 18/02/2013 Nombre de messages : 2363 Localisation : Toulon/Barcelonnette Emploi/loisirs : retraité / voyages en camping-cars

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Mar 11 Fév 2014 - 20:45

La Cour des Comptes « sort » ce « cas » aujourd’hui !....Ce n’est pas une découverte ni un « scoop » !....Les médias vont faire certaines « unes » quelques jours ! Ensuite, comme depuis des années, les avis et les « constats » de cette magistrale Cour tomberont dans les « oubliettes », jusqu’au prochain rapport !

« Le Porte-avions N°2  Français », a subventionné pour une part les PA Britanniques d’aujourd’hui en cours de réalisations effectives !

« Triste conclusion…..Un naufrage…. »

Enfin, je cite avec raison Denis Roussel : « La sauvegarde de notre souveraineté marque un certain déclin de notre marine. Nous sommes un grand pays maritime, mais, demain nous serons une puissance maritime ou une nation bordée par la Mer »

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
 Sad 

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

ADMINISTRATEUR-MODERATEUR
avatar
marcjean




Age : Date d'inscription : 20/08/2013 Nombre de messages : 2648 Localisation : 83 Emploi/loisirs :

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Sam 22 Fév 2014 - 0:11

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


LA FRANCE COULEE A NOUVEAU PAR LA ROYAL NAVY APRES AVOIR CONTRIBUÉ À HAUTEUR DE 100 MILLIONS D'EUROS À LA CONSTRUCTION DE BÂTIMENTS DE GUERRE BRITANNIQUES.

L'empereur Napoléon se retournerait dans sa tombe, comme pourrait le faire aussi l'amiral Pierre-Charles, Jean-Baptiste. Silvestre de Villeneuve, l'homme qui a perdu la bataille de Trafalgar.

En 2005, précisément deux siècles après la bataille de Trafalgar, le gouvernement français a pris la première d'une série de décisions qui ont conduit fortuitement à ce que les contribuables français subventionnent deux bâtiments de guerre britanniques géants de la Royal Navy.
L'autorité de contrôle des dépenses publiques du gouvernement français a réagi cette semaine au fait qu'un accord de coopération de défense signé par Jacques Chirac et Tony Blair en 2006 ait conduit à " une contribution pure et simple au financement de (deux) porte-avions britanniques dans leur phase initiale de développement ".

Le montant de la subvention fortuite transmanche au profit des bâtiments de guerre HMS[1] Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales, actuellement en cours de construction dans l'estuaire de la Forth, est estimé à 100 millions d'euros au moins (soit 82 millions de livres sterling) et peut-être plus du double. La perte subie par [a France, dissimulée dans les annotations en petits caractères des dispositions budgétaires, a été enfouie dans la mer mais désenvasée de sa tombe aqueuse par la Cour des Comptes, la juridiction financière, dans son rapport annuel cette semaine.

La saga a commencé en 2005, deux siècles après que les Britanniques, sous le commandement de Nelson, eurent battu les Français et les Espagnols qui avaient Villeneuve pour chef, au large du cap Trafalgar. Le gouvernement du président Chirac a décidé de coopérer avec la Grande-Bretagne à la construction d'une nouvelle génération de porte-avions. La France devait construire un bâtiment, pour soulager son seul porte-avions à propulsion nucléaire, le Charles de Gaulle, de la pression opérationnelle. Les Britanniques devaient construire deux bâtiments.

Il était clair, depuis le départ, comme la Cour des Comptes le souligne, que les deux pays naviguaient dans des directions différentes. La Grande-Bretagne voulait des porte-avions à propulsion conventionnelle et des avions à décollage vertical. La France voulait un porte-avions à propulsion nucléaire qui disposerait d'un pont allongé et d'un système de catapulte pour le décollage et qui permettrait l'appontage d'avions de combat conventionnels.

Néanmoins, le gouvernement français a signé un accord-cadre avec la Grande-Bretagne en 2006. La France a versé plus de 102 millions d'euros pour le droit de consumer "sur étagère" les travaux d'études déjà entrepris par la Grande-Bretagne. Elle a, à nouveau, contribué à hauteur de 112 millions d'euros au cours des deux années suivantes pour des études ultérieures. En 2003, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Paris a abandonné son projet de nouveau porte-avions qui aurait coûté environ 3 milliards d'euros.
" Entre 2006 et 2007, les dépenses assumées par la France se sont élevées à 214 millions d'euros - 102 millions versés à Londres à titre de "ticket d'entrée" et 112 millions de contrats industriels - dont Ses résultats sont aujourd'hui inutilisables ", affirme fa Cour des Comptes.

En dépit de cette expérience, la France et la Grande-Bretagne avancent à grand pas dans d'autres secteurs dans des projets ambitieux dans le cadre de la coopération de défense. David Cameron et le président François Hollande ont signé un autre accord le mois dernier pour développer un avion de combat franco-britannique sans pilote.

Dans ces circonstances, le moins que le gouvernement puisse faire est de rebaptiser le HMS Queen Elizabeth et le HMS Prince of Wales. Quand ils seront pleinement opérationnels en 2020, à un coût évalué à 6 milliards de livres sterling, ces bâtiments seront les plus grands et les plus chers jamais acquis par la Royal Navy. Ils auraient même été encore plus coûteux sans la contribution financière de la France.

Et donc pourquoi ne pas les appeler le HMS Napoléon Bonaparte et le HMS Pierre, Charles. Jean-Baptiste Silvestre de Villeneuve ?

John LiCH

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Publié par asafrance


xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

"Avec l'humour Britannique"..... Embarassed 

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]

ADMINISTRATEUR-MODERATEUR
avatar
marcjean




Age : Date d'inscription : 20/08/2013 Nombre de messages : 2648 Localisation : 83 Emploi/loisirs :

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Sam 22 Fév 2014 - 3:39


Ce désastre financier, soulevé par la cour des compte, ne peut une nouvelle fois que renforcer la colère des citoyens français soucieux des problèmes de défense et de sécurité concernant leur pays. D'une part , aucune décision politique n'a été prise pour construire un second porte-avions, pourtant nécessaire à la cohérence de notre outil de défense ; et d'autre part, les contribuables français doivent supporter par le biais de leur contribution à l' impôt, l'importante facture d'un fiasco qui était prévisible et dont il serait très intéressant d'en connaitre les responsables. Car la crise économique a bon dos dans ces circonstances. Ce que ne précise pas la cour des comptes, c'est le montant de la facture des catapultes qui ont été achetées ou réservées auprès des américains sous le mandat du Président Chirac, par le ministre de la défense de l'époque. Je me souviens parfaitement que cette commande avait été actée précisément pour éviter un retour en arrière du projet de construction de notre second porte-avions , avant la fin de la magistrature suprême.
Ce début de coopération avec les britanniques était au départ vouée à l'échec pour plusieurs raisons . D'abord, ce n'est pas la première fois que l'on veut cooopérer avec la Grande Bretagne dans le domaine militaire mais souvent les projets ont avorté, (frégates du programme Horizon par exemple) et puis , même pour des passionnés qui ne sont pas des spécialistes de la bataille navale, cela saute aux yeux que la culture britannique du porte-avions passe par l'achat d'avions à décollage court achetés aux Etats-Unis dont dépend la Royale Navy pour la mise en oeuvre de la technologie nucléaire de ses sous-marins nucléaires lanceurs d'engins. On connait les relations économiques et militaires des anglais avec leur allié de toujours et en aucun cas il y aurait eu une difficulté dans le choix britannique ; la cause était donc entendue d'avance.

En matière de coopération avec les anglais, mon point de vue est clair , on ne pourra jamais s'entendre avec nos voisins d'outre manche pour la raison simple et principale qu'il y a trop de divergence entre nos industries d'armement . Les anglais n'ont pas la même approche que nous, ils "tirent toujours les couvertures " du lit commun vers leur côté et ne pensent qu'à l'intérêt national de leurs industries. Avant de coopérer , le mieux serait à l'"échelon européen, ce serait de mutualiser les principales industries européennes d'armement comme il a été fait pour AIRBUS INDUSTRIE.

En définitive, nous avons dépensé de grosses sommes d'argent public et nous n'avons qu'un groupe aéronaval employé à mi-temps !. C'est là le principal échec qui incombe aux responsables politiques qui n'ont pas apprécié l'importance d'une dotation de deux porte-avions dans la marine française. Je dois dire que cette situation suscite une profonde tristesse chez ceux qui sont attachés à l'outil de défense français sans compter, que "l'ami" anglais a de quoi nous ridiculiser après avoir tiré avantage de notre naïveté.
avatar
ROUSSEL Denis




Age : 72 Date d'inscription : 18/02/2013 Nombre de messages : 2363 Localisation : Toulon/Barcelonnette Emploi/loisirs : retraité / voyages en camping-cars

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Jeu 7 Juil 2016 - 11:55

---------------- Je prends la liberté de vous proposer un billet écrit dans le journal Ouest France, par Vincent Helin, consultant, Président du forum Hippocampe, membre du cercle de réflexion et de débats stratégiques et économiques.

---------------- Il aborde l'un de mes thèmes favoris qui me parait d'une importance capitale pour l'avenir de notre Marine nationale, dans un contexte de menaces diverses sur nos intérêts nationaux dans le monde.

-------------------------------- FAUT - IL CONSTRUIRE UN NOUVEAU PORTE-AVIONS ?.-------------------

"""""""""""""""" En vue de l'élection présidentielle, les principaux partis s'apprêtent à dévoiler leurs programmes de défense. Il est à redouter qu'ils prennent comme "fil d'Ariane", le respect d'un cadre budgétaire toujours plus rigoureux, fixé par les ministres des finances successifs.

"""""""""""""""" Toutefois, c'est bien une ambition pour notre pays dans sa globalité et non simplement pour ses finances, qui devrait présider à ces réflexions. Il faut se rendre à l'évidence, : de par son histoire, sa géographie, sa langue, la France n'est pas la Suisse, pas plus qu'elle ne saurait être l'Allemagne.

"""""""""""""""" Quinquennat après quinquennat, les candidats promettent d'envisager la construction du deuxième porte-avions de la Marine nationale. Eventualité qu'ils s'empressent de catapulter aux oubliettes dès l'élection acquise. " Les porte-avions comme les gendarmes, vont toujours par deux ", disait pourtant le président Chirac, qui oublia toutefois de commander le deuxième.

"""""""""""""""" Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent "" prophétisait Henri Queuille.

"""""""""""""""" Voici pourtant TROIS RAISONS de la construction lors du prochain mandat.

- La première est de restaurer la permanence à la mer d'une capacité fondamentale. les déploiements du Groupe aéronaval, loin d'être exceptionnels sous Giscard et Mitterand, sont aujourd'hui devenus l'exception plutôt que la norme. Chaque arrêt technique du PAN Charles de Gaulle, fait craindre une perte de compétence obligeant à des contorsions guignolesques pour les éviter. Possèder un second porte-avions, épargnerait ces difficultés tout en retrouvant la disponibilité permanente si appréciée des présidents. Donner un cap au futur quinquennat.

- Deuxième raison : le mode de financement. L'obstacle de son coût, (plus de 3 milliards d'euros), est toujours mis en avant : " si les conditions économiques le permettent" est la réserve traditionnelle des gouvernements. Or, en faisant preuve d'un peu d'imagination, trois réservoirs d'argent existent.

---------- En premier lieu, l'épargne des français. ll pourrait être proposé un produit d'épargne, sorte de livret défense, sur le modèle du livret de développement durable. Second réservoir : affecter exclusivement au réarmement naval, pendant 5 ans, les produits des taxes perçues sur une future législation du cannabis, évoquée par J.M. Le Guen. A raison de 1,5 milliard d'euros ( en estimation de Terre Nova), cela permettrait de construire en outre, un 7° sous-marin nucléaire d'attaque dont le besoin est réel.
Le troisième réservoir, est l'union européenne, pourquoi ne pas proposer aux états membre, de participer au financement de ce navire dont l'engagement pour la France pourrait bénéficier politiquement à l'union entière.

- La troisième raison de donner un petit frère au Charles de Gaulle, est que cela constituerait  un acte politique majeur, symbole du cap d'un quinquennat. Il est souvent reproché au président Hollande,  son absence supposée de ligne directe. Décider la construction d'un porte-avions, serait pourtant un message stratégique : la France est une puissance mondiale au rayonnement planétaire. Message fait s'il en est compréhensible aussi bien des citoyens français qui y adhéreraient sans doute, que de nos alliés et de nos autres partenaires.
""""""""""" Restaurer la permanence d'un outil politique significatif permet au président nouvellement élu, d'adresser un message politique majeur juste après son élection."""""""""""""".
avatar
ROUSSEL Denis




Age : 72 Date d'inscription : 18/02/2013 Nombre de messages : 2363 Localisation : Toulon/Barcelonnette Emploi/loisirs : retraité / voyages en camping-cars

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Jeu 7 Juil 2016 - 13:28

Merci Denis,

J'ai lu ce qui pourrait "ressembler"....au futur programme "électoral" relatif à la Défense concernant le "LR"........Il faut "chercher".....leur "conviction" à ce sujet.......


Suspect......................... Suspect
avatar
FRANCOIS61




Age : Date d'inscription : 30/09/2013 Nombre de messages : 4104 Localisation : Var Emploi/loisirs : Photographie

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Lun 7 Nov 2016 - 20:14

" Peut-être qu'il serait souhaitable d'avoir un deuxième porte-avions " :

- à lire sur Zone Militaire.... Arrow


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
avatar
FRANCOIS61




Age : Date d'inscription : 30/09/2013 Nombre de messages : 4104 Localisation : Var Emploi/loisirs : Photographie

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Mar 8 Nov 2016 - 4:21


---------- Très intéressants les déclarations du Ministre de la Défense ainsi que les divers commentaires. Depuis longtemps sur ce blog nous avons réagi à cette incohérence de ne posséder qu'un seul porte-avions, c'est une évidence, et avec un peu de courage politique, nous aurions actuellement ce second bâtiment tant attendu. Quand il s'agit d'efficacité dans l'élaboration de notre outil de défense, on peut trouver le budget nécessaire avec une volonté politique. La preuve, nous entretenons une force sous-marine nucléaire qui coûte très chère et pourtant notre niveau d'endettement n'a jamais été si important.
avatar
ROUSSEL Denis




Age : 72 Date d'inscription : 18/02/2013 Nombre de messages : 2363 Localisation : Toulon/Barcelonnette Emploi/loisirs : retraité / voyages en camping-cars

Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: PA N°2, la génèse Mar 8 Nov 2016 - 10:09

......"Très intéressante"........ Suspect ...... Suspect


Le Mindef a bien  exprimé : « peut-être »….. Suspect .....et, certainement que nous aurons d’autres politiques fin 2017…..Les promesses….. Suspect

- Cette « déclaration » aurait été plus opportune en 2012 et plus affirmative lorsque ce Mindef est entré en fonction….. marin_ok
avatar
FRANCOIS61




Age : Date d'inscription : 30/09/2013 Nombre de messages : 4104 Localisation : Var Emploi/loisirs : Photographie

Revenir en haut Aller en bas
PA N°2, la génèse Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum: Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le rendez-vous des Anciens de La Royale :: 

Porte Avions

-