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PH57 R97 Jeanne d'Arc / RSA 01-09-2010 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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MessageSujet: PH57 R97 Jeanne d'Arc / RSA 01-09-2010 Mar 20 Nov 2007 - 10:46

20 Novembre 2007 : Un ferry pour succéder à la Jeanne d'Arc ?
Le ferry Jean Nicoli serait, décidément, un bateau très convoité. Au-delà des visites qu'auraient effectuées récemment des compagnies opérant dans le détroit du Pas-de-Calais, le navire semble susciter un vif intérêt chez les militaires. A deux ans du désarmement de la Jeanne d'Arc, la Marine est, en effet, toujours à la recherche d'une solution pour remplacer son vieux bâtiment école, livré par l'arsenal de Brest en 1964. Si l'hypothèse d'un navire roulier est évoqué depuis plusieurs mois, jusqu'ici, cette piste ne suscitait guère d'enthousiasme rue Royale, où l'on préférait la construction d'un bâtiment neuf. « L'entraînement doit être réalisé sur des unités de combat car il ne s'agit pas de faire une croisière autour du monde. De plus, il est souhaitable d'obtenir une utilisation durable du bâtiment, qui puisse intervenir sur d'autres missions, qu'elles soient militaires ou humanitaires. Dans ces conditions, le concept du BPC correspond aux besoins », indiquait cet été à la rédaction de Mer et Marine un officier supérieur. Dès l'origine, les BPC, déjà réalisés à deux exemplaires par DCNS (Mistral et Tonnerre), avaient d'ailleurs été pensés pour pouvoir être adaptés, le cas échéant, en navires école. De plus, les marins mettaient en avant l'intérêt de disposer d'un bâtiment de projection de force supplémentaire, à l'heure où les interventions outre-mer sont de plus en plus nombreuses. Face à ces considérations, que l'on peut estimer pleines de bon sens, les problématiques budgétaires et les réflexions autour du Livre Blanc ont progressé. Il s'avère, selon les estimations du ministère de la Défense, qu'il manque déjà 5 milliards d'euros pour financer les principaux programmes des armées. Autant dire que les caisses restent désespérément vides pour les projets « secondaires ».
Pas d'argent pour un troisième BPC : Second porte-avions, sous-marins nucléaires du type Barracuda, frégates multimissions, frégates de défense aérienne, modernisation M51 des SNLE, missile de croisière naval, Rafale, NH90... La France doit déjà, dans les prochaines années, consacrer un important budget pour moderniser une flotte vieillissante. Dans ces conditions, les marins auraient abandonné, du moins provisoirement, leur souhait de voir réaliser un troisième BPC pour remplacer la Jeanne d'Arc. Le coût de la construction n'est pourtant pas si élevé, puisqu'il est estimé à environ 150 millions d'euros. En outre, le prix pourrait sans doute être revu à la baisse si l'ensemble des équipements dont sont dotés les Mistral et Tonnerre ne sont pas embarqués. Malgré tout, « il n'y a pas d'argent pour cela », commente un officier. L'Etat-major de la Marine ne souhaite pas, pour autant, la disparition du Groupe Ecole d'Application des Officiers de Marine (GEAOM). L'embarquement sur la Jeanne d'Arc, qui a remplacé il y a 43 ans comme navire école l'ancien croiseur du même non, permet en effet aux élèves de naviguer plusieurs mois ensemble et de se confronter au monde extérieur, au travers d'un mini tour du monde dans une douzaine de pays. La dimension européenne et le partenariat avec des marines étrangères, comme c'est actuellement le cas sur la Jeanne, reste primordial. « Il faut trouver un bâtiment où les midships et leurs homologues étrangers se regroupent et se côtoient. C'est ce qui va forger l'esprit de corps dans la Marine », nous expliquait l'été dernier l'amiral Oudot de Dainville, chef d'Etat-major de la Marine.
« Faute de grives, on mange des merles » : La priorité étant donnée aux grands programmes navals, l'examen du « plan B » imaginé il y a quelques mois serait donc à l'étude. « Faute de grives, on mange des merles », résume un marin. A défaut de pouvoir financer une unité neuve, le recours à un « financement innovant » est envisagé. Bien que rien ne soit encore arrêté, l'une des solutions de secours les plus plausibles consisterait en l'affrètement d'un navire du type Ropax (roulier-passagers), un ferry donc, qui pourrait réaliser une campagne de quatre mois par an au profit du GEAOM. Le ferry Jean Nicoli se prêterait bien à cette fonction et, selon une source proche du dossier, ne demanderait que de légères modifications. Construit en 2002 en Allemagne, le navire mesure 203 mètres de long pour une jauge de 28.000 tonneaux. Disposant de 200 cabines pour une capacité de 730 passagers, il pourrait parfaitement accueillir les 100 à 150 élèves de la Jeanne d'Arc, ainsi que leurs enseignants. Les vastes salons et restaurants serviraient, dans le même temps, à la vie des marins et pour les cocktails lors des escales de représentation.
Un affrètement de six mois par an : Pour l'heure, l'achat d'un navire du type Ropax ne serait pas envisagé, la Marine n'ayant pas besoin d'un tel bateau tout au long de l'année. Les réflexions porteraient plutôt sur un affrètement pour une période de six mois, dont quatre pour la campagne d'application. « Les deux mois restants seraient utilisés, en gros, pour repeindre le bateau en gris et mettre en place l'équipement nécessaire », explique une source. S'il n'est pas question de doter un ferry de missiles, certains industriels pourraient, toutefois, être sollicités pour installer, à leurs frais, des équipements. Des mitrailleuses de 12.7mm sont notamment évoquées. « Cela permettrait aux entreprises de présenter leurs matériels lors des nombreuses escales du bateau ». En somme, les industriels pourraient faire de la future école embarquée une sorte de salon itinérant. En revanche, si un tel projet voit le jour, il faudra par ailleurs songer à l'utilité du navire durant les six mois où il ne sera pas opéré pour le compte des marins. Là aussi, plusieurs hypothèses sont étudiées, les capacités des ponts garages (660 véhicules par exemple dans le cas du Nicoli) pouvant éventuellement susciter un certain intérêt dans le domaine du transport logistique.
La problématique de l'équipage : Dans le cadre des réflexions sur la piste du « Ropax » pour remplacer la Jeanne d'Arc, se pose aussi la problématique de l'équipage. Il semble, en effet, difficile d'affecter un équipage militaire sur un bâtiment civil. La solution pourrait, en revanche, être trouvée du côté des réservistes : « Toutes les options restent ouvertes sur ce point mais on peut effectivement imaginer qu'à partir du moment où le bateau devient Jeanne d'Arc, le commandant et l'équipage soient d'anciens marins réactivés », commente un officier. On notera qu'à la différence de l'actuelle Jeanne d'Arc, l'équipage de conduite d'un ferry est nettement plus limité que celui d'un porte-hélicoptères quarantenaire. L'équipage du R91 est composé de plus de 520 marins, contre une trentaine de personnels pour un ferry (hors hôtellerie et personnels affectés aux ponts garages). La France a, de plus, une expérience non négligeable de l'utilisation de marins réservistes. Navfco, la branche navale de Défense Conseil International (DCI), emploie en effet d'anciens personnels de la flotte et des militaires détachés par la marine. Ces effectifs servent à la formation des équipages de navires achetés par les pays étrangers.
Quelle pertinence pour une formation militaire ? : Bâtiment militaire, la Jeanne d'Arc a été conçue, à l'origine, pour pouvoir participer à un conflit. Croiseur porte-hélicoptères, elle est capable d'embarquer 4 à 8 hélicoptères lourds. Outre ses importantes capacités aéronautiques, le navire peut emporter des missiles antinavire Exocet MM38 (6 sellettes) et dispose d'une artillerie composée de deux tourelles de 100 mm et de mitrailleuses de 12.7mm. Véritable navire militaire, très compartimenté, doté d'importants moyens de détection et d'un central opération, la Jeanne permet aux élèves d'apprendre, à la mer, l'art du combat naval. Pour cela, elle est confrontée, à chaque campagne, à des forces maritimes et aériennes de marines alliées, contre lesquels les futurs officiers se mesurent. Ces exercices, dont le point culminant intervient en fin de campagne au travers du Cadet War Training (autrefois la « Guerre OE »), sont également menés avec la frégate accompagnant le porte-hélicoptères. La fonction de conserve, actuellement assurée par le Georges Leygues, permet aussi de roder les jeunes marins aux manœuvres de ravitaillement à la mer. Face à un tel programme, un ferry sera très loin de présenter les mêmes possibilités de formation. « L'idée est surtout d'amariner les élèves et de les faire naviguer quatre mois ensemble. Pour le reste, question militaire, il est évident qu'avec un armement limité à de l'artillerie légère, on sera plus dans une approche d'éducation à l'emploi des munitions, d'action de l'état en mer ou encore de lutte contre les menaces asymétriques ».
Une réorganisation de la formation pourrait être envisagée : Avec un Ropax, la formation à la mer de certains domaines très spécifiques, comme la lutte antiaérienne et anti-sous-marine, ne sera pas possible. Si le projet voit le jour, une réorganisation de l'enseignement dispensé à l'Ecole navale n'est donc pas à exclure. Diverses pistes seraient envisagées. Passée à quatre ans, la formation pourrait, par exemple, comprendre une campagne de quatre mois sur la future Jeanne d'Arc, en troisième année, puis un stage sur un véritable navire combat, l'année suivante. Cette seconde campagne permettrait d'assurer sur des moyens performants la spécialisation des élèves. « A ce moment là, on pourrait se satisfaire d'un bateau civil légèrement modifié », estime un marin. Dans ce schéma, deux navires écoles seraient susceptibles de naviguer en 2010, la Jeanne d'Arc pour on ultime campagne avec les quatrièmes années et son remplaçant avec la promotion suivante. Selon un officier, l'hypothèse du ferry « est loin d'être la solution idéale mais elle peut permettre d'assurer une période de transition, en attendant d'avoir le budget nécessaire pour lancer une construction neuve ». Ne pouvant immédiatement débourser 150 millions d'euros dans une nouvelle unité, le ministère de la Défense fera-t-il, s'il retient l'option du ferry, une bonne opération ? Si, en matière de finances publiques, on a coutume de dire que l'Etat doit gérer son budget « en bon père de famille », une idée attrayante au premier abord mérite toujours réflexion.
Le coût de l'affrètement : En effet, l'affrètement d'un ferry n'est pas gratuit, loin s'en faut. Très prisé actuellement, ce type de navire a vu son prix atteindre un niveau assez élevé. Dans le cas du Jean Nicoli, Veolia Transport avait d'ailleurs payé le prix fort l'année dernière, en déboursant quelques 112 millions d'euros. Sans qu'il soit spécifiquement question de ce bateau, mais en retenant juste, à titre d'exemple, la base de ce prix d'achat comme ordre de grandeur, le coût financier d'un ropax acheté 112 millions d'euros pourrait se situer aux alentours de 30.000 euros par jour. Cette estimation est réalisée sur la base d'un remboursement en 15 ans et d'un taux d'intérêt - assez faible d'un peu plus de 7%. A cela, il convient d'ajouter les frais de soute, c'est-à-dire le coût de la consommation en combustible des moteurs. Pour filer une douzaine de nœuds, vitesse moyenne de transit de la Jeanne d'Arc entre deux ports, un ferry de la taille du Nicoli devrait consommer quotidiennement un peu plus de 2.5 tonnes de fuel lourd. Au cours actuel du baril (450 dollars la tonne au mieux), il faudrait compter environ 30.000 euros de poste carburant pour une journée de 24 heures. Enfin, selon un professionnel du transport de passagers, les frais d'équipage, de nourriture et de blanchisserie représenteraient un investissement journalier d'environ 25.000 euros. Si l'on considère que la Jeanne d'Arc, en raison de ses escales, n'est à la mer que la moitié du temps, une facture approchant les 8 millions d'euros pourrait être envisagée sur une campagne de quatre mois. En y ajoutant les deux mois de préparation nécessaires, un spécialiste de l'affrètement estime que l'opération pourrait coûter, annuellement, une bonne douzaine de millions d'euros à la Marine. C'est sans doute pourquoi certains marins souhaitent que cette solution, si elle est retenue, reste provisoire. En moins de 15 ans, les crédits engagés pourraient, en effet, égaler voire dépasser le budget nécessaire à la construction d'un BPC neuf.

Source : Mer & Marine


Dernière édition par Michel47 le Ven 11 Jan 2013 - 10:31, édité 2 fois
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Jack Sparrow




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MessageSujet: Re: PH57 R97 Jeanne d'Arc / RSA 01-09-2010 Mer 21 Nov 2007 - 19:24

Est-ce qu'un ferry peut traverser l'Atlantique ?

Excusez mon ignorance mais les ferry que j'ai connu étaient, je pense, des ferry à fond plat !
Et d'ailleurs, je me souviens très bien (j'étais de quart à bord ce soir là) d'une terrible carastrophe avec un ferry au large de Zeebrugge :

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olivier




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MessageSujet: Re: PH57 R97 Jeanne d'Arc / RSA 01-09-2010 Mer 21 Nov 2007 - 23:15

Rolling Eyes Belle bete !!!! Et comme dab superbes photos JL !!!
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ecofousec




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MessageSujet: Re: PH57 R97 Jeanne d'Arc / RSA 01-09-2010 Jeu 22 Nov 2007 - 9:29

Je suis un peu comme Olivier, Question je doute de la tenue du navire par forte mer en océan.
Les ferry que nous connaissons naviguent pricipalement dans la Manche où la houle est très courte.
Les fond "plat" s'y plaisent assez.
Mais quid d'une houle d'océan? scratch sos titanic corvée je-me-noie
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BERU




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MessageSujet: Re: PH57 R97 Jeanne d'Arc / RSA 01-09-2010 Lun 26 Nov 2007 - 23:22

justement comme ça sera un navire école si ils s'en sortent c'est qu'ils seront prêts pour la grande bleu !
oups faites pas attention c'est mon quart d'heure colonial Fêtard
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Bernard ( nanar )




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MessageSujet: Re: PH57 R97 Jeanne d'Arc / RSA 01-09-2010 Mar 27 Nov 2007 - 10:03

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] nous on aime ça Bernard matelot

Pour en revenir au sujet, j'ai aussi un doute sur les capacités maritimes d'un ferry, si moderne soit-il scratch
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Jack Sparrow




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