Le rendez-vous des Anciens de La Royale

Souvenirs et Discussions d'Anciens Marins de la Marine Nationale
 
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République de Djibouti 1989-1991:Campagne Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Mar 7 Jan - 21:53

[quote="FRANCOIS61"]"L'eau de Tadjourah".....Rien de meilleur pour étancher la soif dans des conditions de "Terrain".
(Extrait de mon annuaire téléphonique de Djibouti--89-91)

EH BIEN ... quand nous sommes allés à Tadjourah nil n'y avait rien .nous avons sondé les fonds avec le laperouse et avons fait le tour ,car il sagit d'un ancien volcan recouvert par la mer ,à l'epoque nous projetions de faire un port ,je ne sais pas ce que cela est devenu;eclairez ma lanterne lol ..(en plus il y aait des profondeurs impresionnantes.
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bout de bois
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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Mer 8 Jan - 16:11

Bonjour,

Ah ! bout de bois !
Nous conservons en mémoire le souvenir de ce pays.

Comme ailleurs, le « changement » lié au « progrès » poursuit son œuvre !

Tu as connu « le » Djibouti des années 1954. C’était la Côte Française des Somalis (puis TFAI 1), que j’ai eu aussi le plaisir de connaître en 1963 au cours de deux escales.
Puis, la République de Djibouti de 1989 à 1991 comme « Terrien ».

Tadjourah, « La Ville Blanche » était une petite « ville typique » ; son mini-port accueillait les boutres et des navires genre EDIC ou Bacs.
Aujourd’hui, d’après mes infos, un port « conséquent » en eaux profondes est en cours de réalisation. Financé par les richissimes pays du Golfe et la Chine !

Ce port, sera utile pour le transbordement des marchandises à destination de l’Ethiopie.
Une route nouvelle, reliera Tadjourah à l’Ethiopie.

Le port de Djibouti est devenu « immense »…..Une étape à container.
De plus, dans la région de Doralé….C’est un port pétrolier !

Les pauvres dauphins si nombreux dans le Golfe de Tadjourah et les superbes Requins Baleines…..sont aujourd’hui à plaindre ! (c’est peu dire).

Enfin, le sel du Lac Assal, est aujourd’hui, pour une très grande partie « défoncé et ramassé » au tractopelle !

--Photo ci-dessous : en hélico au dessus de Tadjourah, et une affiche.

(1)-Territoire Français des Afars et des Issas


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 salut 
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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Mer 8 Jan - 19:02

SUPER EH OUI IL N‘Y A QUE NOUS QUE L‘ON NE PEUT PAS RENOVER ........ LOL
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bout de bois
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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Jeu 20 Fév - 17:29

Bonjour,

Cafetière Éthiopienne......Musique moderne Éthiopienne...Mais souvenirs de Djibouti !.... zinzin 

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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Jeu 20 Fév - 19:00

De beaux et bons souvenirs à revoir sans doute avec beaucoup de plaisir et de nostalgie.
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ROUSSEL Denis




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Jeu 20 Fév - 21:07

Tu as tout compris Denis ! François a bien ressenti et, il exprime un « vécu », en l’occurrence les « Bars à Naïa » de Djibouti….Incontournables !

Je « m’étonne », que, sur notre forum d’anciens marins ; une majorité de membres n’a jamais fait « escale » ou, n’a pas été embarquée sur une Unité « stationnée » en Mer Rouge et Océan Indien !....Il y a des « pages » à « écrire »…. !

Je remercie François61, Ancien Marin, qui, par suite de son changement d’Armée, nous fait « revivre »
pour une grande part : l’Outre-mer !

Pierre Carabasse, qui n’était pas Marin, nous ravit avec la Polynésie….

Mais où sont donc « passés »….les Marins, d’Outre-mer !

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marcjean




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Jeu 20 Fév - 21:37

" Marin un Jour.....Marin Toujours "..... 

tchin 


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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Ven 21 Fév - 4:34

Voilà bien une constatation relevée par marcjean qui s'avère exacte. Je n'ai servi que 5 années dans la Marine sur mes 38 ANS de carrière et c'est vers la Marine que je me ressource avec plaisir et sans limite. Mais les marins de longue carrière ont, sans nulle doute , des "montagnes" d'histoires passionnantes à nous raconter, pourquoi tant de retenue !. " c'est nous les gars de la marine, quand on est dans les cols bleus, on n'a jamais froid aux yeux ...... ". Que vive la Marine.
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ROUSSEL Denis




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Ven 21 Fév - 12:56

ROUSSEL Denis a écrit:
je me ressource avec plaisir et sans limite.  Mais les marins de longue carrière ont, sans nulle doute , des "montagnes" d'histoires passionnantes à nous raconter, pourquoi tant de retenue !.  " c'est nous les gars de la marine, quand on est dans les cols bleus, on n'a jamais froid aux yeux ...... ". Que vive la Marine.
je suis entierement d'accord je suis resté 4 mois à Djibouti et je peus vous dire que j'ai connu des "sans voile" et (sans poils) et dieu sait si cela reste un bon souvenir des tapis partout parterre & sur les murs que du rêve et pas de maladie en plus que du bonheur comment oublier ces années de jeunesse ??? pourtant le pays est dure en climat ..etc..en plus cette chanteuse n'a pas de voile non plus ...!!!!
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bout de bois
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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Ven 21 Fév - 20:29

« Jeudi soir, pas d’histoires »

A Djibouti, Pays Musulman, le vendredi c’est comme notre dimanche en France (pour faire simple).

Cette expression se dit entre couples….. « Pacte de non agressivité et de séduction ».

J’ai assisté, chez des Amis  Yéménites, à la « cérémonie » du « parfumage » des cheveux. En l’occurrence, mon Epouse s’est prêtée à cette séance.

Dans un premier temps, la chevelure est délicatement enduite d’un fort extrait huileux de parfum oriental, puis, la tête sous un voile, on y laisse « fumer » de l’encens pendant quelques petits instants ; cette « fumée » d’encens agit comme fixateur.

En se lavant la tête tous les jours…..Même avec bains de mer, il faut compter une bonne « quinzaine » pour se « débarrasser » de cet envoûtant parfum...... Very Happy 

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 fou_rire 
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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Jeu 20 Mar - 12:46

FM61 a écrit:
......Autruches à l'horizon !


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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Lun 5 Mai - 8:32

Jack Sparrow a écrit:
Tout y est :
La cantine, les chambres et la grande baignoire  Very Happy

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx


"Sortie" Familles aux Sables Blancs (1989-91)

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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Mer 11 Juin - 17:05

Au Lac Abbé

L’hélicoptère « Puma » du Det A.L.A.T, au Lac Abbé ; au centre d’une nature et d’un paysage hors du commun sur cette Terre !

Un univers curieux : Une croute de sel au sol, une eau de couleur foncée qui s’évapore seulement car, ce lac alimenté par des « rivières »….N’a pas d’issues de sorties.

Ça sent le souffre ; pas mal de fumerolles et des « concrétions d’une hauteur certaine » parfois curieuses ! Je remarque des marres d’eau bouillante. Certains « visiteurs » y laissent des bouteilles en plastique pour les voir « fondre » !

Vers l’Éthiopie, toute proche, la nature « plus verte »….Ressemblerait à une prairie Normande !.....Avec des flamands roses.


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 sunny 
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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Ven 13 Juin - 15:40

Une suite, au Lac Abbé.........Merci aussi au Det. ALAT de Djibouti, grâce à qui, j'ai pu réaliser ces vues... Very Happy 

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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Jeu 26 Juin - 12:22

----Au Lac Abbé, large perspective....

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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Jeu 17 Juil - 20:20

Un "Puma" dans le ciel Djiboutien !
(Géo 80')

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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Jeu 18 Sep - 16:10

.....Promenade en Ville.....


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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Ven 3 Oct - 16:45

1 : En Boutre,.....à peine sortis du Port !

2 : Aux Iles "Pique-Nique", avec vue sur le Golfe de Tadjourah...



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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Lun 6 Oct - 1:14

---------- De bien belles photos, sans doute des souvenirs affectifs extraordinaires avec un peu de nostalgie pour ce temps passé ......... merci car pour ma part, je ne suis jamais allé à Djibouti.
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ROUSSEL Denis




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Jeu 23 Oct - 16:33

Parmi mes Voyages, à dire vrai : mes Campagnes, je conserve des souvenirs vivaces, attachants, nostalgiques. Les mauvais moments sont oubliés aujourd’hui….Quoique….

Nombreux sont ces Pays, ces Contrées où j’exprime….. Ce temps là !
Parfois il est difficile de s’exprimer en monologue sur un forum, lorsque par exemple sur un bon nombre de  Territoires cités, de nombreux Membres les « connaissent » et n’apportent plus leurs témoignages…..Comment n’avoir rien à dire après Trente années de Marine.

-----Bref….Je continue… !

Ce Livre de Djibouti et la Côte Française des Somalis (à son époque) ne me quitte pas, comme d’ailleurs ma collection des Récits de Henri de Monfreid dont, je conseille la lecture.


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Les paysages de la Côte Française des Somalis, Henry de Monfreid, qui les a bien connus, donne l'accablante description que voici :

Véritable val d'enfer, encaissé de montagnes arides, où tout semble tourmenté d'une éternelle lutte sans espoir; partout des épines : sur le sol, aux buissons, aux arbres, tout semble vouloir griffer, faire mal; des terres aux couleurs vineuses d'oxydes métalliques, des roches dressées en monstres de l'Apocalypse, des arbres aux ramures torturées, tout évoque des paysages de cauchemar et, au loin, le hurlement des hyènes semble être la voix lugubre de cette nature douloureuse.

L'Imagerie populaire qui dépeint ces marches orientales où le vieux continent Africain côtoie l'Asie, n'est pas moins impressionnante : « Bab el Mandeb », « Goubbat el Kharâb », « Abhé Bad », « Assal » — « porte des Lamentations », « Cul-de-sac de l'enfer », « lac pourri », « lac de sel » — sont les sites remarquables d'un univers désolé où s'étalent à l'infini de noirs chaos basaltiques vomis par une terre torturée.

Paysages à tel point austères où de puissantes coulées de lave ont racorni les plaines stériles, où les montagnes ont les chairs à vif, qu'un proverbe somali déclare : « Avant de traverser ce pays, le chacal lui-même fait son testament ».
Au centre de ce triangle consumé par les feux conjugués de la terre et du ciel, bâille, entre des alignements de montagnes mauves, la plaie géante d'un golfe aux eaux mystérieuses.

Partout, sur les plateaux qui barrent les horizons, au pied des monts, au long des plaines, s'allongent des champs de pierrailles rondes, lustrées et polies au cours des siècles par le soleil et le vent.
Parfois, entaillant les énormes ruissellements de roches décomposées, s'insinue et serpente le mince filet de sable d'un oued figé dans une soif éternelle.
Paysages de fin du monde dont la désespérance atteint au grandiose et qui flamboient et brasillent dans l'air chauffé à blanc.

Sols grondants et fumants, boursouflés de cratères et d'aiguilles.

Lacs de sel et de mort, sertis des cercles de l'enfer, lacs sans vie d'où s'évapore, en bouillonnant, vers des cieux impalpables, l'eau putride du diable.
Hautes colonnes hurlantes, tourbillonnantes et fantasques, mêlant l'ocre de la terre au plomb fondu du ciel.

Plaines vides et lisses, où bondit parfois l'ombre furtive et gracile d'une gazelle effarée.
Dans cette inhumaine désolation, éternels errants, des hommes durs et fiers, venus on ne sait d'où, avec le soleil levant, usent leur vie à la recherche d'infimes sources de vie qui se dérobent comme des mirages.

Pourtant, parfois, le bruissement d'une palmeraie, la douceur insolite d'une eau vive, les feux d'un campement, une forêt inattendue semblent vouloir démentir l'apparente résignation d'une nature à qui même l'espoir aurait été refusé.
Où la mer vient lécher cette terre assoiffée, une ville est née du néant par la volonté des bâtisseurs. Œil et main de l'Afrique vers l'Orient fabuleux, sur ses quais et ses places se rencontrent les hommes venus de tous les continents.

Le rail, les routes et les pistes qui s'enfoncent dans l'intérieur, les bourgades qui s'ombragent, les puits et les barrages qui redonnent vie à la terre desséchée, les jardins sous les palmes donnent pourtant aujourd'hui raison à la foi des pionniers.




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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Ven 24 Oct - 15:00

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LA TERRE Un univers de laves, d'épines et de sel...

Une esquisse géographique de la Côte Française des Somalis ne peut se concevoir sans référence à son histoire géologique; le sol y a été trop profondément remodelé et pétri, au cours des millénaires, par les convulsions qui ont plusieurs fois radicalement changé la face de cette partie de l'Afrique.

C'est le feu de la terre qui a modelé son visage...

Certains géologues sont persuadés que les effondrements et les phénomènes volcaniques qui ont affecté et transformé cette région avaient pour cause l'arrachement puis l'écartement progressif des socles actuels de la péninsule arabique et du continent africain. A l'appui de leur thèse, ils invoquent la structure identique des sols, des reliefs et les formes complémentaires des zones côtières. Ainsi serait née la Mer Rouge.

Le socle originel a dû subir, dans les débuts de l'ère secondaire, une succession de mouvements localisés, positifs ou négatifs, dont le résultat a été l'occupation de certaines parties basses par les océans ou des lacs. Les eaux en se retirant, y abandonnèrent une épaisse couche d'alluvions et de roches sédimentaires.
Les géographes, pour leur part, sont d'accord et affirment que la Côte Française des Somalis appartient à une vaste zone effondrée : l'Afar, zone qu'un phénomène tectonique a abaissé, en même temps que la Mer Rouge, entre les hauts plateaux d'Arabie et d'Ethiopie.
Deux grandes failles délimitent cette zone d'effondrement -. au nord, la faille Ankober-Massawa et au sud la faille de l'Awache. Par le fossé de l'Awache, l'Afar communique avec le système de cassure des grands lacs africains communément dénommé « Rift Valleys ».

Néanmoins, il convient de noter que l'Afar ne s'est pas effondré régulièrement; pour preuve, une série de cassures secondaires qui compartimentent le pays, isolant ses régions naturelles derrière l'obstacle des horsts et des fosses qui y alternent : horst dankali au nord, horst des Dakka-Gamarré au sud,
Ces effondrements furent suivis d'une série d'éruptions volcaniques, dont la configuration actuelle du relief laisse à penser qu'elles furent extrêmement puissantes et prolongées.
Les plus anciennes semblent s'être produites à la fin des temps tertiaires, donnant naissance au massif éthiopien, les plus récentes datant du début de l'ère quaternaire. Elles affectèrent plus particulièrement les rives du golfe de Tadjoura.

Ce volcanisme actif s'est poursuivi jusqu'à notre ère et ses derniers soubresauts se manifestent encore par des secousses telluriques, des fumerolles et des sources thermales chaudes.
A Asbahalto, sur la rive est du lac Abhé, des sources aux eaux bouillonnantes et très chargées en sels minéraux, ont, suivant des lignes de fracture et à mesure que le niveau du lac s'abaissait, accumulé leurs dépôts, donnant naissance à de gigantesques alignements de travertins.
Les nombreux cônes volcaniques intacts entre le Goubbat el Kharâb et le lac Assal, les cônes de scories du Ras Syyân et des îlots des Sept Frères (Sawabia), les 2 020 mètres du Moussaalli, les 1 687 mètres du mont Garbi, leurs vastes épanchements de basaltes luisants qui s'empilent parfois en tables dépassant mille mètres et en champs  chaotiques, les immenses étendues de rocs poreux qui éclatent et s'altèrent lentement en boules sous l'action du soleil, portent témoignage de la continuité et de la force démesurée des éruptions.


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Aubert de la Rue conjecture que la plus grande masse de ces épanchements a dû être émise par un énorme centre éruptif, aujour¬d'hui effondré, et qui occupait le Goubbat el Kharâb.
Au cours des siècles, ces monstrueuses coulées de lave furent disloquées, érodées, ravinées et la mer envahit les failles. Dans les dépressions intérieures, généralement orientées nord-ouest-sud-est, se formèrent des lacs qui, s'asséchant, colmatèrent de vase, de sable et de sel le fond des vastes plaines du Hanlé, de Gaggadé et du Gobaad, lesquelles prirent lentement leur structure actuelle. Ne subsistent plus aujourd'hui que le lac Abhé dont le volume et la surface s'amenuisent chaque année et dont les eaux, de plus en plus saumâtres, abandonnent derrière elles de grands espaces de vase molle - le lac Assal à l'eau sursalée et les fosses ou Sebkha d'Alol et d'Ali.

Ainsi, l'histoire mouvementée de sa formation explique la physionomie actuelle de cette terre dévastée et incomplètement formée, sa grande perméabilité et la perte des eaux en profondeur qui en résulte, cette stérilité génératrice de sécheresse et d'un climat rigoureux, qui en font un des lieux les plus grandioses mais les plus déshérités du globe.
Une terre « où semble être consommée déjà la mort de notre planète »...
Il est difficile de se faire une idée précise de ces paysages imposants et sévères, nés dans le rougeoiement des feux de la terre, si l'on n'a pu les survoler et en saisir ainsi une vue d'ensemble.
De ce survol, on revient étreint d'une sorte de vertige qu'inspiré l'infinie répétition de paysages « impressionnants de nudité sévère ».

Jusqu'aux confins de tous les horizons, ce ne sont que pics décharnés et déchiquetés, montagnes abruptes et tourmentées, falaises éventrées et ravinées, champs de laves rondes et luisantes, plateaux désolés et ravagés, profondément entamés par la blessure béante des oueds, vallées effondrées, majestueux ruissellements de rocs et de pierrailles. Parfois, dans cette extraordinaire symphonie de noirs, de bruns, de rouges, de mauves, tranchent brutalement l'éblouissement inhumain d'une nappe de sel, l'immense flaque jaune d'une plaine où sinue à travers le sable, la coulée grise et verte des épineux. Parfois aussi, l'étendue bleue d'un lac semble vouloir apporter quelque apaisement dans ce paysage de fin du monde.

Un des premiers explorateurs à se hasarder sur cette terre inhospitalière, Rochet d'Héricourt, résume ainsi ses impressions : « II y a dans cette aridité monotone, un emblème de mort qui dessèche l'âme et l'espérance ».
Aubert de la Rue, qui parcourut longuement la Côte Française des Somalis, en évoque « les montagnes escarpées et les côtes désolées, les sinistres champs de pierres, les plaines suffocantes et remplies de mirages, les plateaux arides et les profondes vallées où hurle le vent, les steppes sablonneuses peuplées de gazelles, les grands lacs salés, les pittoresques campements de nomades, les oasis riantes et animées, et les sites verdoyants et boisés, véritablement enchanteurs, des monts Goda et Mabla ».
Toute classification géographique relève plus ou moins de l'arbitraire, cependant, dans cet ensemble apparemment sans unité, il est possible de distinguer trois sortes de terrains lesquels s'identifient généralement à des régions naturelles.

Les rivages :

Des sables stériles léchés par des eaux où grouille la vie...
Rivages et zones côtières s'allongent sur toute la face est de la Côte Française des Somalis.
Au nord, baignée par la Mer Rouge, la côte revêt l'aspect d'une vaste plage s'étendant du Ras Doumèra jusqu'au Ras d'Obock. Large parfois de vingt kilomètres, les géographes l'ont dénommée « plaine côtière ». C'est une étendue désolée, salée et stérile où les points d'eau sont rares et saumâtres, la végétation particulièrement clairsemée et rabougrie.
Cette morne plaine, déserte et nue, où tourbillonnent les vents de sable et où viennent se perdre les oueds, c'est le « Bab el Mandeb » des navigateurs, la « Porte des Lamentations ». Seuls les cratères du Ras Doumèra, du Ras Syyan, des Sept Frères et les monts tabulaires de Godorya en rompent la monotonie. Dans cette plaine interminable, seule note de vie tranchant sur l'infinie désolation : les forêts de palétuviers de Khôr Angâr et de Godorya.

A l'entrée du golfe de Tadjoura, la côte s'élève en hautes falaises abruptes qui ne s'abaissent qu'aux embouchures des oueds Abàbollayi et Aibôli entre lesquelles s'est installée Tadjoura. La plaine alluvionnaire qu'ont créé ces puissants oueds, porte une végétation d'épineux relativement fournie. De nombreux puits y captent un sous-écoulement important et l'eau a permis d'y développer l'élevage.
Le fond du golfe de Tadjoura, « Goubbat el Kharâb », « cul-de-sac de l'enfer », semble bien, par sa configuration, les hautes falaises de laves noires plongeant abruptement dans le mystère insondable de ses eaux, être l'orifice d'un vaste cratère englouti. Les légendes que se murmurent avec effroi les nakhouda patrons de boutres — affirment que « Goubbat el Kharâb » était autrefois une montagne couronnée de feu et que l'invasion brutale de la mer l'éteignit dans des convulsions qu'aucun vocabulaire ne saurait décrire. Ses abîmes seraient depuis habités par des démons tirant par les pieds les audacieux qui oseraient s'aventurer sur ses eaux.


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De l'île qui obstrue l'entrée du « Goubbat el Kharâb » au Ras Djibouti, la côte est accidentée, succession de hautes falaises basaltiques déchiquetées et d'étroites vallées encaissées, telles Khôr Ambâdo et Gaan Maân.
Au sud, du Ras Djibouti à Zeila, réapparaît une vaste plaine sablonneuse, piquetée d'épineux, où s'étale largement le lit des oueds. Une importante barrière madréporique y protège le rivage de la longue houle de l'Océan Indien.

Les chaînes montagneuses et les plateaux.

Selon les géologues, les chaînes montagneuses actuelles étaient à l'origine des plateaux qu'une érosion millénaire a profondément travaillés et remodelés.
C'est au nord, dans le Horst dankali, que se sont formés les massifs les plus importants, les monts Mabla et Goda, culminant à 1 783 mètres à l'Egueraleita. En altitude, malgré les rigueurs du climat et les dévastations des troupeaux, subsistent des régions boisées dont la forêt primaire de genévriers, de buis et d'oliviers sauvages du Day.

Entre l'oued Weaima et le golfe d'Aden, s'étalent les compartiments tourmentés et déchiquetés du vaste ensemble montagneux d'Ado Aie.
Au nord-ouest des monts Goda, l'imposante chaîne des monts Garbi domine de ses 1 687 mètres la zone d'effondrement Alol-Assal.

En pays Issa, le relief est moins désordonné et moins élevé : massif d'Arta (750 mètres), massifs de Dolaad (1 100 mètres), de Boura (1 007 mètres) et celui plus important des monts Arrey (1 280 mètres). Ce massif, dénommé par les géologues « dôme d'Ali-Sabîh », comprend des sommets gréseux entourés d'une ceinture de roches éclatées d'une belle coloration rougeâtre.
Dans l'Ouest, les plateaux sont disposés en ensembles similaires d'une énorme superficie. S'ordonnant autour de la plaine du Hanlé, les Dakka-Gamarri, le Vaguer et le Babbaolou, vaste étendue rectangulaire s'inclinant en pente douce vers le lac Abhé, constituent une riche région de pâturages dont l'altitude s'élève jusqu'à 1 300 mètres.

Ces plateaux ne présentent pas une surface uniforme, mais ils sont fracturés d'une série d'effondrements nord-ouest, sud-est : il s'est ainsi créé une alternance de chaînons et de plaines secondaires formant autant de petits bassins fermés où les pasteurs et leurs troupeaux trouvent de nombreux points d'eau.

Dans le Horst dankali, le plateau d'Ailaadou, prolongé au sud par le plateau d'Asdorra, sépare les plaines de l'Alta des chaînes montagneuses du pays Badoitammèla.

Les bassins d'effondrement et les plaines

Encadrée de hautes montagnes violacées et de noires falaises luisantes, l'immense flaque jaune de la plaine de Hanlé semble s'évaporer dans l'air surchauffé.
Dans cette cuvette, les courants d'air ascendants tourbillonnent et s'élèvent en hautes colonnes coniques de sable en giration.
En son centre, le sous-écoulement sinueux d'un large oued y donne, au long de son cours, naissance à de larges taches de végétation.
La plaine du Gobaad, jadis recouverte par les eaux, s'étend du lac Abhé à Dikhil avec un seuil à Diksa. Né en Ethiopie, l'oued Dourdour-Gobaad y disparaît dans les sables. Bordée au sud-ouest par l'abrupt d'une haute falaise basaltique qui délimite la frontière entre la Côte Française des Somalis et l'Ethiopie, son sol, moins argileux que celui de la plaine de Hanlé, irrigué par un sous-écoulement permanent, est recouvert d'une végétation en galerie d'épineux et de tamaris.

En ses confins, extraordinaire paysage lunaire, au sol blanc et craquelé, aux travertins couronnés de fumerolles, empesté de sources sulfureuses bouillantes, le lac Abhé, énorme nappe d'eau salée en régression constante demeure le dernier vestige de l'immense lac du Gobaad.
Entre Dikhil et Djibouti s'étendent deux hautes plaines : « Bada-Yar » ou petit Bara et « Bada-Wein » ou grand Bara. Vastes cuvettes fermées, les nombreux oueds qui dévalent des monts d'Ali-Sabîh viennent s'y perdre dans l'étendue plate, uniformément lisse, et peuplée de mirages d'un sol argileux, stérile et craquelé d'innombrables fissures de sécheresse.

Parallèlement à la plaine de Hanlé, s'étendent les plaines de Gaggadé et de Dêr Ela. Une troisième fosse, à l'est, également de direction sud-est nord-ouest, enferme les dépressions d'Alol, d'Assal et se termine par le Goubbat-el-Kharâb.
Sak-âlol et Harr-âlol, sebkhas asséchées et recouvertes d'une miroitante pellicule de sel, se situent sensiblement au niveau de la mer avec des creux à moins cinquante mètres. Le lac Assal, à moins cent cinquante six mètres, étale le croissant d'une éblouissante banquise de sel que vient lécher « une eau morte, tuée par le sel ». Cette eau, visqueuse, mate et noire, contient quatre cents grammes de sels minéraux par litre.

Dans la partie nord du territoire, dominée par l'énorme cône volcanique du Moussâalli, les plaines sont rares et exigües. La plus importante, Dohdâ, à l'ouest de Dorra, a une configuration semblable à celle des Bara.

Le climat : une légende aujourd'hui démentie...

Cette infinie désolation de la terre explique les rigueurs d'un climat qui a la réputation peu enviable mais bien établie d'être l’un des plus chauds du globe.
Affecté par le système des moussons, il est caractérisé, sur les côtes, par les faibles écarts d'une température et d'une humidité élevées, particulièrement en mai et septembre, mois de transition.

L'insolation y est élevée, la nébulosité faible, les pluies rares et irrégulières quoique généralement violentes.
Saison « fraîche », d'octobre à avril; saison chaude de mai à septembre, où alternent « Sabô » mousson du sud-ouest et «Khamsin» vent du nord-ouest chargé de sable, soufflant environ cinquante jours chaque été caractérisent ce climat qui diffère notablement à l'intérieur en fonction de l'altitude et de l'éloignement de la mer. Ces variations de température, d'humidité et de pluviométrie ont permis l'établissement de centres d'estivage à Arta (750 m) et au Day (1 470 m).

Perpétuellement menacée, une vie qui s'accroche au moindre espoir...

Dans ces paysages austères, apparemment sans ressources, la nature est cependant parvenue à imposer quelques notes de vie. Aux flancs ravinés des falaises, parmi les vagues pétrifiées du basalte, entre les pierrailles, dans le sable figé des oueds, germent et s'accrochent l'épineux parasol et le mimosa. Plusieurs variétés d'acacias réussissent à subsister et, parfois, à proliférer en taillis dans le lit des cours d'eau temporaires ou sur le flanc des monts; les rares pluies et la condensation des nuits suffisant à alimenter ces chétives existences.

En altitude, la végétation se fait plus dense. Acacias, tamaris et ricins cèdent la place aux dragonniers, aux camphriers, aux maquis de jujubiers et d'euphorbes arborescentes. Anachronique vestige des temps où les expéditions des Ptolomées venaient chercher dans ces régions la myrrhe, l'encens et l'ivoire des éléphants, la forêt du Day et ses genévriers millénaires, ses buis et ses oliviers sauvages, est devenue de nos jours une curiosité que s'emploient à détruire les troupeaux de bœufs, de chameaux et de chèvres.
Palmiers dattiers, palmiers doum et palétuviers marquent d'une verdure échevelée l'existence des points d'eau permanent d'Ambouli, Loyada, Dikhil, Tadjoura, Agna, Alol et Khôr-Angâr.
Exemple concluant de l'obstination humaine, le désert madré-porique du Ras Djibouti est aujourd'hui une verdoyante oasis, soigneusèment entretenue, de lauriers, de flamboyants et de prosopis. Au grand étonnement du voyageur.

La faune terrestre est aussi pauvre que la végétation, qu'elle concourt d'ailleurs à éliminer définitivement. Chèvres, moutons, chameaux et bœufs s'appliquent à tondre les épineux, à raser la moindre touffe d'herbe, aidés par les bergers imprévoyants qui mettent, en période de disette, la cime des arbustes à leur portée, anéantissant ainsi ce qui demeure encore du maigre capital forestier.
Traqué, le gibier est en voie de disparition. Ne subsistent que quelques rares antilopes, gazelles, autruches, phacochères, hyènes, chacals et guépards.
Les oiseaux : pigeons, francolins, tourterelles, flamants rosés du lac Abhé se sont réfugiés autour des points d'eau.

La mer par contre est partout animée d'une vie intense et extraordinairement colorée : marsouins, dauphins, requins, raies géantes, thons, bonites, mulets, brochets de mer, rascasses volantes, rougets, mérous, daurades, évoluent dans l'univers de rêve des bancs coralliens; crustacés et mollusques foisonnent : langoustes, crevettes, crabes, huîtres, bénitiers, trocas.


--Extraits (1963-64)


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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Lun 27 Oct - 15:53

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Djibouti, comme je l’ai connu au cours du dernier trimestre 1963, lorsque j’étais embarqué sur l’Escorteur d’Escadre KERSAINT en Opération Mousson. (Les illustrations sont extraites du livre de J.Paul Poinsot).


Je me souviens de la Place Ménélik, très belle architecture et abords propres. Les façades étaient blanches et entretenues. Sous les arcades, il y avait de nombreuses boutiques, très riches à cette époque là en gadgets électroniques, des montres disposées en tas comme à Aden ; un choix indescriptible de radios transistors et….Des cannes à pêche de tous modèles….Des poupées et poupons en celluloïd…qui parlaient….C’était l’explosion du Made in Japan !



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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Lun 27 Oct - 20:40

Très bien, des souvenirs !

Il me semble reconnaître deux "Messageries Maritimes" en escale à "Djibout" vers la Route de l’Extrême Orient ..... Very Happy
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marcjean




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Sam 22 Nov - 16:57

- "Extrait de ma caméra"......Retour de pêche...des Tazards... Exclamation



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FRANCOIS61




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MessageSujet: Re: République de Djibouti 1989-1991:Campagne Mar 16 Déc - 11:05

"Scènes" de vies à Djibouti-Ville.... Smile


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FRANCOIS61




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