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Epave du voilier La Lune -- Toulon 1664 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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MessageSujet: Epave du voilier La Lune -- Toulon 1664 Lun 24 Juin 2013 - 13:12

Bonjour,
 
Hier soir, j’ai « regardé » avec attention le reportage réalisé sur l’épave du voilier « La Lune » qui repose sous 90 mètres « à quelques encablures de Toulon ».

« Rien de nouveau, quant au spectacle d’une plongée techniquement moderne sur une épave dite archéologique »

« Épave Archéologique » : Cette appellation me « choque » cependant ! Sur ou sous cette épave réduite en l’état d’un « mille feuilles », sont présents les Restes de 800 Militaires serviteurs du Roi (en…..Opex…..sur les côtes Algériennes ; ils venaient de combattre les Barbaresques) .

Je n’ai pas remarqué une seule fois, que cette épave était classée : « sépulture maritime » !

Que l’on a déjà « prélevé » quelques objets : plat, cruchon, bonbonne, bouteille,…..Un canon n’a pas réussi….à « monter » à bord….Je note, que déjà, ce type de reliques archéologiques enrichissent les caves des musées.

« Il serait souhaitable que l’on regarde mais qu’on ne touche pas »
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FM61
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MessageSujet: Re: Epave du voilier La Lune -- Toulon 1664 Mer 26 Juin 2013 - 11:57

Techniquement j'ai trouvé ce reportage très bien. Surtout sur les moyens expérimentaux mis en œuvre afin d'obtenir une vision 3D du site.
Par contre je partage aussi votre avis sur le fait que se site doit être considéré comme une sépulture maritime...
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Jack Sparrow




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MessageSujet: Re: Epave du voilier La Lune -- Toulon 1664 Mer 28 Aoû 2013 - 9:17

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Dans la rade, une cinquantaine d'épaves sont recensées. Et certaines, comme celle cachée du roi Soleil, La Lune, n'ont pas encore dévoilé tous leurs secrets.

Tout ce qui vient du passé les captive  les pousse à (re)plonger. Continuer d'explorer D'autres sites  D'autres épaves, barges, navires. Comme La Lune - l'épave cachée du roi Soleil - Le Panama ou la frégate cuirassée Magenta, coulée en 1875 avec les fouilles de Carthage. Combien de trésors gisent encore dans les eaux huilées de la plus grande rade d Europe ?
Ces épaves aussi intéressantes soient-elles, ne représentent qu'une part congrue de l'ensemble des vestiges de navires coûtés, au fil des siècles dans la rade de Toulon ». répond Souen Fontaine  du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm).
Le Ministère de la culture - dont ce service dépend - en recense, à vrai dire, près d’ une cinquantaine, « i L'essentiel des épaves date des périodes modernes et contemporaines et bon nombre d'entre elles sont des navires sabordés, ou bombardés lors des deux conflits mondiaux ». détaille la Drassm. basée à Marseille.

Un chantier laboratoire
Au mois d'octobre, les chercheurs ont prévu de retourner sur La Lune, avec l'appui de l'André Malraux, afin de poursuivre leurs recherches  entamées il y a un an  en face du Cap de Carqueiranne. «  C'est un chantier laboratoire ». explique le directeur du Drassm. Michel L'Hour. L'état des lieux mené en 2012 nous a permis de tester différentes méthodes de travail, en vue d'une opération plus lourde prévue pour 2014 »
Quelques assiettes, vases et un canon ont été remontés à la surface, pour éviter les pillages.  Ce vestige du XVIle siècle n'a pas encore révélé tous ses secrets. « Sans son ensemble, l'épave est assez extraordinaire ». observe Michel L'Hour. "La Lune"revenait des côtes barbaresques et transportait, à son bord tout un régiment Cela allonge la liste des éléments susceptibles d'avoir un intérêt très spécifique »
Hors épaves antiques, les clubs de plongée de Toulon, et ses environs disposent, eux aussi, d'un sacré terrain de jeu. i Dans la petite rade, aucune épave n'est visitable car la zone est placée sous protection militaire Mats la rade regorge de ferrailles et belles épaves ». confie l'ancien scaphandrier, Gérard Loridon. De nombreux clubs de plongée proposent ainsi des sorties axées sur la découverte de ce véritable cimetière marin.

09:15:44
var matin
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marcjean




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MessageSujet: Re: Epave du voilier La Lune -- Toulon 1664 Mer 6 Nov 2013 - 15:37

"Avec un brin d'humour"


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Par FREDERIC LEWINO ETGWENDOLINE DOS SANTOS

La rage au cœur François de Livenne. commandeur de Verdille ordonne à son équipage de lever l'ancre. Impossible pour lui de désobéir au gouvernement de Provence lui ordonnant de faire quitter le port de Toulon à la Lune pour les îles d'Hyères. Or le trois-mâts est incapable de naviguer un mille supplémentaire. II lait eau de toutes parts. Depuis plusieurs jours, les matelots se relaient aux pompes avec l'ardeur des conseillers en communication de l'Elysée voulant éviter un naufrage... Ce qui met le commandant du navire le plus en rage, c'est que le charpentier de marine délégué la veille par les autorités locales a osé prétendre que la Lune était encore capable de faire le tour du monde. Pour autant, il n'a pas le choix. Verdille ordonne d'appareiller. Advienne que pourra. Le 6 novembre 1664. la Lune entreprend son dernier voyage avec 350 marins et 450 soldats à bord alors que la tempête s'est levée.

À bord de la Lune, le général de la Guillotière. qui commande la troupe ne comprend pas les inquiétudes de Verdille Le navire ne vient-il pas de traverser la Méditerranée ? Pourquoi ne pourrait-il pas franchir quelques milles de plus ? "Allons, allons, capitaine, nous irons bien jusque-là ! " Celui-ci hausse les épaules. De quoi se mêle-t-il, ce terrien ? D'un œil désespéré. Verdille regarde les centaines de soldats entassés dans tous les recoins du navire. Heureusement la veille 400 hommes ont été transférés sur un autre vaisseau Eux, au moins, ne mourront pas.

Le navire s'enfonce "comme du marbre"

La Lune affronte les vagues mauvaises avec difficulté. La vieille carcasse tremble de partout, la voie d'eau contre laquelle l'équipage se bat s'agrandit. Même Valls droit dans ses bottes ne peut rien faire.. Ce n'est pas l'expulsion de quelques Roms clandestins qui sauvera le navire. Avant même de passer Giens la catastrophe tant redoutée par Verdille survient. Avec un énorme craquement la Lune se fend en deux et coule en quelques minutes Dans une lettre envoyée à Colbert quelques purs plus tard. Beaufort. un des commandants de l'expédition, précise qu'elle s'enfonce "comme du marbre » Le capitaine veut faire tirer un coup de canon pour ordonner aux marins et aux soldats d'évacuer le navire mais les eaux engloutissent déjà le bâtiment de guerre. Seule une vingtaine de matelots présents sur le pont ont le temps de grimper dans un canot de sauvetage. Sitôt à bord ils s'empressent de repousser à coups d'aviron et de pique les quelques autres naufragés qui veulent se hisser à bord derrière eux et menacent de faire couler le frêle esquif. Le seul autre navire présent sur place, le Saint-Antoine. ne parvient à récupérer qu'une poignée de survivants à moitié morts.

Malgré ses quatre-vingts ans le capitaine Verdille réussit à rejoindre le rivage agrippe à une planche. C'est l'un des rares hommes à savoir nager. Il y aurait seulement vingt-quatre survivants. Tous les autres coulent avec le navire. Tous les soldats du régiment Picardie disparaissent dans l'onde. Au total huit cents noyés ! Le général de la Guillotière. qui se moquait fait partie des victimes. Mais il meurt avec dignité. Tandis que la Lune s'enfonce dans les flots, il conserve son calme, entoure sa tête de son manteau. Il n'essaie même pas de sauter à l'eau se sachant condamné faute de savoir nager On rapporte que ses derniers mots auraient été : "Si la vie des hommes pouvait durer plusieurs siècles, il y faudrait avoir regret mais qu'étant si courte, il importait peu de la perdre vingt ans plus tôt ou plus tard par le Jeu ou par l'eau."

Qui combattre ?

Le naufrage de la Lune est le dernier épisode d'une déroute militaire de Louis XIV si ignominieuse qu'elle a été tenue longtemps secrète. De nombreux historiens ont ignoré cette première tentative de conquête de l'Algérie par la France. Quand Mazarin meurt en 1661. le jeune roi n'a que 22 ans. Enfin libre de gouverner ! Comme François Hollande après son élection, il frétille de bonne volonté. Encouragé par Colbert. il rêve d'un coup d'éclat militaire. À qui foutre la pâtée ? Pas aux Espagnols avec qui il vient de signer le traité des Pyrénées pas avec l'Angleterre son alliée. Faute de mieux, il menace le pape d'une fessée mais celui-ci se couche au premier avertissement. Alors, qui combattre ?

C'est le chevalier Paul, grand marin qui lui refile la mauvaise idée : éliminer les corsaires barbaresques qui terrorisent la Méditerranée. Immensément célèbre, ce héros de la manne royale fascine le roi avec ses récits de batailles homériques. A priori, le conseil est louable, car les corsaires d'Afrique du Nord pillent sans relâche les navires de commerce et n'hésitent pas à effectuer des raids à terre pour collecter des esclaves. La perspective de karcheriser la Méditerranée emballe totalement le souverain, surtout que Manuel Valls l'y encourage vivement. Sans compter Enrico qui ne cesse de lui susurrer à l'oreille : "Qu'elles sont jolies, les filles de mon pays !" La décision est donc prise de déclarer la guerre aux pirates barbaresques. Mais pas question de les combattre en mer où ils sont invincibles. Le Roi-Soleil donne son feu vert à une opération Overlod en Afrique du Nord.

Parfait exemple d'incompétence

Le gros problème, c'est qu'à cette époque la flotte française est constituée de vieux rafiots comme la Lune et le Soleil, à peine capables de naviguer. Les galères de guerre ne valent pas mieux. Quant aux seules frégates encore en bon état. Balladur les a fait livrer à Taiwan. Mais surtout le pays manque cruellement d'officiers de marine de qualité. En dehors du chevalier Paul et d'un ou deux autres marins la marine est entre les mains d'aristocrates incompétents. À commencer par le grand amiral de France le duc de Beaufort. petit-fils d'Henri IV et cousin du roi. La construction navale est donc relancée, et plusieurs missions navales de reconnaissance vont renifler les places fortes de l'ennemi. Finalement, la décision de débarquer sur la côte de Barbarie est prise en 1664 par Colbert. La cible choisie est Djidjelli un port fortifié situé à mi-chemin entre Alger et Tunis. L'expédition est un parfait exemple d'incompétence.

Le 2 juillet 1664 la flotte quitte Toulon pour les îles Baléares où elle récupère des galères de l'ordre de Malte. Finalement, ce sont 63 bâtiments et 9 000 marins et soldats placés sous le double commandement du comte de Gadagne et du duc de Beaufort qui débarquent à Djidjelli le 22 juillet.
La partie de plaisir annoncée devient un cauchemar. La ville est prise mais les troupes françaises y sont bloquées par une résistance plus forte que prévu. D'autant que les chefs du corps expéditionnaire se détestent. Bientôt. Beaufort abandonne les hommes à terre pour mener la flotte face à Alger. Bref, après le débarquement la décision est prise de rembarquer les hommes à bord de quatre navires envoyés en renfort : le Dauphin, le Soleil le Notre-Dame et la Lune. Plusieurs centaines d'hommes meurent dans la pagaille de l'embarquement. Ce qui devait être l'immense victoire saluant l'avènement d'un jeune souverain tourne à la défaite humiliante.

En quarantaine à Porquerolles

Le 5 novembre les quatre vaisseaux pleins à craquer parviennent à rallier Toulon malgré leur état. À bord de la Lune une centaine d'hommes se relaient aux pompes. En voyant débarquer le corps expéditionnaire Louis Testard de La Guette, intendant de la marine du Levant, est pris de court. Jamais il n'aurait imaginé une défaite. La dernière livraison de la Gazette de France se gargarisait encore des succès français. Que faire des quatre navires bourres d'hommes qui s'empresseront, une fois descendus à terre, de répandre la nouvelle de la défaite ?

La Guette prend prétexte de la peste sévissant en Provence pour renvoyer les quatre bâtiments en quarantaine à Porquerolles. Ce qui est bien entendu absurde puisque la peste est déjà à Toulon, et pas en Barbarie. Mais il n'a pas trouvé d'autre excuse pour neutraliser les marins et les soldats tant qu'il ne recevra pas d'autres ordres du roi. Voilà pourquoi il intime à la Lune d'appareiller malgré son triste état. Au moins, les huit cents hommes à son bord ne parleront plus. Quant au reste des soldats et des marins places en quarantaine sur l'île de Porquerolles. une grande partie mourra d'épuisement, de maladie de faim et de soif. C'est ainsi que Louis XIV parviendra à étouffer la nouvelle de la défaite et conservera son honneur.

À lire, l'excellent ouvrage de Bernard Bachelot   Louis XIV en Algérie. Éditions L'Harmattan. 32.50 euros.

Source : le Point 06.11.2013
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MessageSujet: Re: Epave du voilier La Lune -- Toulon 1664 Sam 30 Avr 2016 - 12:37

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MessageSujet: Re: Epave du voilier La Lune -- Toulon 1664


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