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Flottille 25 F - 25ème flottille de surveillance maritime Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
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MessageSujet: Flottille 25 F - 25ème flottille de surveillance maritime Jeu 14 Mar 2013 - 9:56

14 Mars 2013 : Survol du lagon avec les marins du ciel
A bord de l’avion Gardian, des hommes et des femmes de la Marine nationale sillonnent les airs. Leur mission ? Surveiller le grand désert bleu : 1,4 million de kilomètres carrés de patrimoine où seuls dix-neuf navires calédoniens ont le droit de pêcher.
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Mission : surveiller depuis les airs un immense désert bleu de plus de 1,4 million de kilomètres carrés,
un paradis à protéger, entre autres, des pêches illégales. Photo Aurélien Lalanne
Des aires marines à protéger. Désert rarissime à surveiller. Imaginez ! Plus de 1,4 million de kilomètres carrés de bleus. Clairs, foncés, privés. Soixante-quinze fois les terres calédoniennes. Quasiment trois fois la France métropolitaine. Lorsqu’« immensité » rime avec « intérêts » économiques et financiers, les Etats créent des zones économiques exclusives. L’objectif ? Protéger, explorer, exploiter «la ressource». Faune, flore, surface, fonds marins, circulez : tout est privatisé.
Seuls dix-neuf navires calédoniens peuvent y pêcher. Pour surveiller ces fameuses ZEE, des marins, hommes et femmes, sont régulièrement engagés. En Calédonie, « Les yeux des bleus » fixent aussi l’horizon... en avion. Des marins dans les airs. Le « détachement de la flottille 25 F de Tahiti » est installé sur la base 186 de l’armée de l’air, à Tontouta.
Dissuasion. Le Falcon 50, baptisé Gardian, a quitté depuis une heure le tarmac. A bord de cet avion sifflant à 870 km/h, la charpenterie marine remplace les intérieurs «classe affaires» initiaux. Le joyau de Dassault accueille huit marins. Triés sur le volet. «Aller vite loin». La devise reste simple, la mission infinie. «Deux fois par semaine, crépite dans son micro le lieutenant de vaisseau Marc Thebaud, nous survolons une partie de la zone exclusive pour y déceler la présence de navires qui n’ont pas à être là.» Autrement dit, la Marine nationale mise sur la dissuasion.
Radar. Si l’on associe souvent le Falcon à des missions de sauvetage, son cœur de cible demeure la surveillance des pêches. Ce jour-là, trois heures durant, le Gardian sillonnera plus de 1000 nautiques, environ 1 850 km. Une goutte d’eau dans l’océan de la ZEE. Qu’importe. Départ Tontouta, direction Ouvéa, puis Beautemps Beaupré, Astrolabe, l’île Huon, D’Entrecasteaux, le Grand Passage, Bélep. Autant de sanctuaires paradisiaques à scruter en une matinée, un rêve sauvage. De 10.000 à 100 pieds (de 3000 à 30 mètres) et vice versa en seulement quelques minutes, la balade prend des allures de montagnes russes. Leur tactique ? Alterner la vision à la jumelle depuis le sabord (grande vitre prévue à cet effet chère à un certain capitaine Haddock, NDLR) à basse altitude, et optimiser la portée du radar à haute altitude. Plus on est haut, plus le radar s’avère efficace en somme. Comment ça marche ? La feuille de route de la patrouille est proposée par le marin en charge du radar, placé à l’arrière de l’avion. En fonction des détections, il transmet les informations aux deux pilotes qui décident ou non de se rendre « sur zone ».
Mise en situation. 09h42. Au-dessus de Beautemps Baupré, à environ 9000 pieds d’altitude, l’écho radar perçoit à moins de 15 nautiques (27 km) un «objet capable de réfléchir l’onde». Ce matin, l’absence de nuage facilite le retour d’onde. Cela peut être une «plate» constituée d’aluminium, capable de réfléchir l’onde.
Objets. Un voilier en fibre (moins réfléchissant) aurait plus de mal à être détecté. Si cet «objet» est inscrit à l’AIS (Automatic Iformation System), ses données personnelles ressortent automatiquement sur l’ordinateur de bord. Position exacte, nom, destination, nationalité, bref, la vérification se fait (presque) en temps réel. Si «l’objet» n’est pas inscrit à l’AIS, une seule solution : vérifier à l’œil nu. Ou presque. Aux jumelles.
Descente. 8900 pieds plus bas, l’observateur guette enfin «l’objet». Un premier passage à fleur d’eau permet la prise de clichés. Clic clac. Sur fond bleu, les lettres blanches du navire de pêche de 24 mètres jaillissent de l’écran de l’appareil photo du guetteur. «Ocean Wanderer». Un des dix-neuf bateaux calédoniens autorisés à «prélever la ressource». Avant même le second passage du Gardian, le patron du navire contacte via le canal 16 l’équipage aérien.
À bord, «Tout va bien, seul problème, le poisson n’est pas au rendez-vous». Inquiétant pour une zone censée abriter marlins, tazars, mahi mahis, et autres monstres des mers. «On remonte à 9000 pieds ?», propose un marin depuis son poste radar. L’aventure continue.
Source : Les nouvelles calédoniennes
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Jack Sparrow




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