Le rendez-vous des Anciens de La Royale

Souvenirs et Discussions d'Anciens Marins de la Marine Nationale
 
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MessageSujet: Le PA N°2 Mar 4 Déc 2007 - 15:41

04 Décembre 2007 : Deuxième porte-avions, la bataille fait rage
Jusqu'en octobre, les marins pensaient avoir remporté la partie : le second porte-avions (PA2) serait construit. Nous l'annonçions même sur ce blog (27 octobre), visiblement un peu trop vite. Depuis lors, les adversaires de ce projet ont repris du poil de la bête et la décision de le lancer semble être reportée après la publication du Livre blanc, c'est-à-dire pas avant avril 2008. S'il est lancé... car les anti-PA2 n'ont pas renonçé à le couler afin de réupérer les trois milliards d'euros qu'il devrait coûter. Or, ce sont des gens importants dans le domaine militaire : le chef d'état-major des armées en personne, ainsi que les chefs d'état-majors des armées de terre et de l'air. Le ministre de la Défense semble moins convaincu de la nécessité de ce projet que durant l'été. A l'Elysée, c'est silence radio. Seule, la Marine le défend bec et ongles, en espèrant qu'au final les responsables politiques, comprenenez Nicolas Sarkozy, ne renonceront pas à cet outil militaire et diplomatique.

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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Jeu 14 Fév 2008 - 18:00

13 Février 2008 : Un rapport parlementaire revoit à la hausse le coût du second porte-avions
Malgré la coopération avec les Britanniques, le second porte-avions, attendu impatiemment par les marins, coûterait autour de 3,5 milliards d'euros, au lieu des 3 milliards projetés. La décision finale appartient au chef de l'Etat qui devrait se prononcer au printemps.
A l'heure où toutes les dépenses publiques sont examinées à la loupe, voilà un rapport parlementaire qui tombe mal, alors que la Marine attend toujours impatiemment une décision de l'exécutif sur le lancement d'un second porte-avions, jugé indispensable à la poursuite de ses missions. Ce bâtiment de souveraineté serait plus coûteux que prévu avec un budget final proche sans doute de 3,5 milliards d'euros contre 3 milliards prévus jusqu'à présent, affirme ce texte publié ce mercredi.
Ce rapport de la Mission d'évaluation et de contrôle sur le financement des projets d'équipement naval militaire rappelle qu'une provision de 3 milliards d'euros a été ménagée dans le budget 2008 pour faire face à la commande éventuelle de ce second porte-avions (PA2). Citant un représentant de l'état-major des armées, le rapport note cependant que le respect de cette enveloppe serait déjà problématique et un budget final proche sans doute de 3,5 milliards d'euros serait certainement plus réaliste.
Le double choix de construire un bâtiment à propulsion classique et de coopérer avec les Britanniques, qui ont déjà décidé la construction de deux nouveaux porte-avions, était notamment fondé sur la possibilité de réduire les coûts, notent les deux co-rapporteurs, les députés Jean-Michel Fourgous (UMP) et Bernard Cazeneuve (PS). Or, poursuit leur rapport, cet objectif n'est pas atteint puisque le coût du PA2 ne sera nullement inférieur à celui du Charles de Gaulle.
Le président Nicolas Sarkozy réserve toujours sa décision sur la construction d'un second porte-avions français, soumise notamment aux conclusions du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale attendu en mars.
Le Charles de Gaulle est actuellement immobilisé pour entretien et réparation depuis fin juillet 2007. Du côté de l'état-major de la Marine, on rappelle qu'il ne reprendra la mer qu'en mai 2009, ce qui pose évidemment la question de la poursuite des missions confiées à ce type de bâtiment, pour l'heure unique. Se pose également le problème de la formation des pilotes embarqués sur le PA. D'où l'impatience des marins à voir arriver un sister ship au Charles de Gaulle.

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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Mer 27 Fév 2008 - 9:31

26 Février 2008 : Pas de dérapage du prix
Lors d’une conférence de presse, M. Lureau, délégué général pour l’armement a démenti tout dérapage dans le coût du second porte-avions dont la France pourrait se doter, et a indiqué qu’il était "prêt" à passer le contrat.
"Nous avons fini la négociation avec DCNS et Aker Yards avant Noël. Nous sommes donc prêts à passer le contrat, ce qui est maintenant du ressort du président de la République et du ministre" de la Défense, a déclaré M. Lureau lors d’une conférence de presse. "Le résultat de la négociation est absolument conforme à ce qu’on attendait. Il n’y a pas de dérive" pour ce porte-avions, dont le coût prévu est de 3 milliards d’euros, a ajouté le responsable du ministère de la Défense. Un rapport parlementaire publié à la mi-février évoquait un budget final "proche sans doute de 3,5 milliards d’euros". "Il n’y a pas de dépassement" par rapport aux prévisions initiales, a insisté M. Lureau.
Le président Nicolas Sarkozy réserve toujours sa décision sur la construction d’un second porte-avions français, soumise notamment aux conclusions du Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale attendu en mars.

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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Jeu 28 Fév 2008 - 11:05

26 Février 2008 : La DGA prête à signer le contrat du second porte-avions
Les négociations entre le ministère de la Défense et les industriels sur le projet de nouveau porte-avions pour la Marine se sont achevées avant Noël, a confirmé le Délégué Général pour l'Armement. Indiquant que la DGA était désormais prête à signer le contrat, «ce qui est maintenant du ressort du président de la République», François Lureau a formellement démenti tout dérapage financier de ce projet. «Il n'y a pas de dérive. Le résultat de la négociation avec DCNS et Aker Yards est absolument conforme à ce que nous attendions». Selon le DGA, le coût prévu pour le PA2, soit 3 milliards d'euros (TTC), est donc toujours d'actualité.
Publié le 13 février, un rapport de la Mission d'évaluation et de contrôle (MEC) sur le financement des projets d'équipements navals militaires avait indiqué que la facture du second porte-avions pourrait atteindre 3.5 milliards d'euros. Or, ces derniers mois, les industriels avaient avancé un coût de 2.5 milliards d'euros. Selon des sources proches du dossier, le rapport parlementaire a, en fait, ajouté la TVA, qui retombera par définition dans les caisses de l'Etat, ainsi que les travaux d'infrastructures prévus dans les ports de Brest et Toulon.
Le bâtiment permettra d'assurer une disponibilité permanente du groupe aéronaval durant les périodes d'indisponibilité du Charles de Gaulle (35 à 40% du temps). Sa commande est partiellement soumise aux conclusions du Livre Blanc sur la Défense, qui doivent être publiées dans les prochaines semaines. Durant la campagne électorale, le président Sarkozy s'était, néanmoins, déclaré plus que favorable à la construction du PA2. «Je suis fermement attaché au projet de second porte-avions. La défense de la France ne s'improvise pas et je pense que ce bâtiment est indispensable», avait affirmé le chef de l'Etat dans une interview diffusée sur Mer et Marine en avril 2007. Ce dernier avait ajouté : «Nous refuser d'avoir les moyens d'intervenir au loin, ce serait implicitement laisser à d'autres la gestion des affaires mondiales. Ce n'est pas ma conception du rôle de la France dans le monde».
Source : Mer & Marine
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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Mer 26 Mar 2008 - 15:02

26 et 27 mars 2008 : Le second porte-avions au menu du sommet franco-britannique ?
Aujourd'hui et demain, le président de la République est à Londres pour un sommet franco-britannique qui devrait être placé sous le signe du resserrement des liens entre les deux pays. Alors qu'un accord sur le nucléaire civil est évoqué, les questions militaires et stratégiques seront à l'ordre du jour de la première rencontre entre Nicolas Sarkozy et le premier ministre Gordon Brown. Qu'en sera-t-il du dossier des porte-avions franco-britannique ? Initié en 2006 sous la bannière de l'Europe de la Défense, ce programme en coopération n'est toujours pas lancé. Alors que le chef de l'Etat, durant la campagne électorale, s'était dit fermement attaché à la construction d'un second porte-avions, le Royaume Uni a, finalement, été le premier à lancer le projet, à l'été 2007. Londres semble néanmoins attendre des signes de Paris avant de notifier les contrats les plus importants en vue de réaliser les Queen Elizabeth et Prince of Wales, dont la livraison est attendue en 2014 et 2016.
En France, le PA2, doit être mis en service en 2015 pour succéder au Charles de Gaulle lors de son deuxième grand carénage, une opération de maintenance qui rend le navire indisponible de 20 à 22 mois (remise à niveau comprise) tous les 7 ans.
Depuis plus de deux ans, les industriels français et britanniques travaillent ensemble pour concevoir des plates-formes les plus voisines possibles. Les gros équipements, comme la motorisation, doivent également faire l'objet de commandes groupées, pour réduire les coûts, alors qu'une maintenance commune est à l'étude. La coque du porte-avions français doit être réalisée aux chantiers de Saint-Nazaire, chez Aker Yards, DCNS assurant son achèvement.
S'il est peu probable qu'une annonce intervienne aujourd'hui, les industriels espèrent que le président français et le premier ministre britannique feront avancer le dossier dans le bon sens, en vue d'une commande dans les prochaines semaines.

Source : Mer & Marine
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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Mer 26 Mar 2008 - 15:44

Je vais peut être poser une question idiote mais bon...
Nous disposons de bâtiments "à plate forme" (bâtiments logistiques et transports) ne suffit il pas d'y installer des avions à décollage vertical pour disposer de P.A. ?

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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Mer 26 Mar 2008 - 17:22

Ton idée est bonne mais nous ne possedont pas du type d'avion qui va avec ces plateformes. Les Anglais vont payer cher leur JSF, plus cher qu'un Rafale Standart F3. Mais ils sont menotés par les USA, fournisseur officiel du Royaume Unis.
Quelques explications sur le JSF :
Lockheed Martin F-35 Lightning II (Joint Strike Fighter)
Connu sous le nom de Joint Strike Fighter pendant son développement (jusqu'au 7 juillet 2006), le F-35 Lightning II est le futur chasseur multirôle destiné à répondre aux besoins des différents corps de l'armée américaine et de ses alliés à un prix raisonnable. En octobre 2001, le X-35 de Lockheed Martin a remporté la compétition qui l'opposait au X-32 de Boeing pour le programme JSF, décrochant ainsi le contrat record de 250 milliards de dollars.
Trois versions du F-35 Lightning II seront développées.
Le F-35A est un chasseur polyvalent optimisé pour l'attaque au sol, qui intégrera l'USAF pour remplacer les F-16 et A-10 et épauler le F/A-22.
Le F-35B sera un STOVL (Short Takeoff/Vertical Landing : décollage court et atterrissage vertical) livré à l'US Marine Corps en remplacement du Harrier II. Celui-ci sera équipé d'une soufflante de sustentation permettant de se poser sans risque d'aspirer des débris.
Quant au F-35C, il s'agit d'une version embarquée qui se substituera aux F/A-18 et A-6 de l'US Navy, et sera complémentaire des F/A-18F/E Super Hornet. La Grande-Bretagne a également annoncé qu'elle commanderait la version STOVL pour équiper la RAF et la Royal Navy.
Le fuselage et les ailes du F-35 sont d'une seule pièce afin de diminuer la masse et la complexité de la structure. La signature radar a été réduite grâce à la forme et aux angles de la structure, assez semblable à celle du F/A-22 Raptor. Les appareils de première série seront équipés du moteur F135, dérivé du F119 du Raptor. La version STOVL possède en outre un autre moteur, intégré verticalement dans le fuselage, derrière le cockpit. L'armement sera emporté dans deux soutes disposées sous le fuselage afin d'assurer la furtivité de l'appareil. Le F-35 sera équipé du radar multifonctions AN/APG-81 actuellement en cours de développement par Northrop Grumman.
A lire :
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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Lun 21 Avr 2008 - 9:52

20 Avril 2008 : Les finances menacent le second porte-avions
Le ministre de la Défense, Hervé Morin, est revenu sur le sujet du second porte-avions. Lors de l’émission le grand rendez-vous (Europe 1, TV5 Monde Le Parisien - Aujourd’hui en France), il a déclaré : « Il est évident que la situation budgétaire de l’équipement de nos forces rend difficile la construction du second porte-avions».
Arbitrage dans les semaines qui viennent : «C’est un arbitrage que nous avons à faire, qui sera fait dans les semaines qui viennent. Le président de la République décidera» , a-t-il expliqué. Nicolas Sarkozy a jusqu’ici réservé sa décision sur la construction d’un second porte-avions français, soumise notamment aux conclusions du Livre blanc sur la Défense attendu d’ici à l’été. Ce second porte-avions, qui pourrait se faire en coopération avec la Grande-Bretagne, représente «un budget final proche sans doute de 3,5 milliards d’euros» contre 3 milliards prévus initialement, avait estimé un rapport parlementaire publié en février. Cette évaluation avait toutefois été contestée peu après par le délégué général pour l’armement, François Lureau, qui avait démenti tout dérapage dans le coût du second porte-avions.
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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Mar 22 Avr 2008 - 9:22

22 Avril 2008 : Second porte-avions, quelles alternatives ?
Après l'annonce d'un gel possible de la construction d'un second porte-avions, des scénarios de repli seraient déjà à l'étude.
3,5 milliards d'euros contre 2 à 3 milliards prévus initialement : le chantier de construction d'un second porte-avions risque bien de souffrir des rigueurs budgétaires imposées par la conjoncture. Hervé Morin, le ministre de la Défense, l'a clairement laissé entendre, dimanche, dans l'attente d'un arbitrage du chef de l'État dans les semaines qui viennent. Entre le renoncement pur et simple au second porte-avions et l'exécution immédiate du programme, plusieurs alternatives seraient actuellement mises à l'étude.
Première hypothèse : repousser ce projet à la fin de la prochaine loi de programmation militaire 2009-2013. Dans cette hypothèse, le bâtiment ne serait pas à flots en 2015-2016, alors que l'unique porte-avions français, le Charles de-Gaulle, serait de nouveau immobilisé pour 18 mois (le temps de renouveler son combustible nucléaire).
Dans l'intervalle, la France pourrait mutualiser l'usage de son groupe aéronaval avec ceux des Britanniques. Ces derniers viennent de lancer la construction de deux nouveaux porte-avions, qui doivent partager leur technologie avec le projet français. Les premiers jalons de cette piste ont été posés, dit-on, par le sommet franco-britannique du 27 mars. Les deux pays avaient manifesté leur volonté d'intensifier leur coopération en matière de défense. Et le prochain rendez-vous pourrait être la présidence française de l'Union européenne, qui s'ouvre en juillet.
Autre hypothèse. Elle n'est évoquée que du bout des lèvres. Il s'agirait de recourir à un financement par les recettes des privatisations pour contourner les difficultés budgétaires actuelles.
En attendant, les réflexions françaises témoignent de la valse-hésitation qui marque ce projet. D'abord circonspect, Nicolas Sarkozy s'était prononcé, le 07 février 2007, lors de la campagne présidentielle, en faveur de la construction d'un second porte-avions. Il y voyait une évidence opérationnelle et politique.
Source : Ouest France
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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Mer 1 Sep 2010 - 18:47

31 Aout 2010 : Porte-avions franco-britanniques, on se calme...
Tel le monstre du Loch Ness, le serpent de mer d'un flotte de porte-avions franco-britannique refait surface. C'était aujourd'hui à la Une du Times de Londres. Selon le quotidien, les deux pays discuteraient du projet de mettre en commun leurs porte-avions, pour assurer une permanence à la mer. Trois bateaux seraient concernés : le Charles-de-Gaulle et, pour la Royal Navy, l'Ark Royal et l'Illustrious. L'annonce pourrait être faite lors d'un sommet Cameron-Sarkozy en novembre.
Depuis les élections de mai dernier, la presse britannique bruit d'articles sur l'avenir des forces armées. Le ministre de la Défense Liam Fox a annoncé des coupes claires, qui ne se feront pas selon la stratégie du salami (on coupe des petites tranches partout), mais avec des choix plus radicaux. Les annonces devraient être faites en novembre.

Dans ce cadre, que penser de l'article du Times ?
1) Mettre en commun le Charles de Gaulle et les deux porte-aéronefs britanniques est un affichage politique. Militairement, donc pratiquement, c'est autre chose. L'Ark Royal et l'Illustrious sont de vieux porte-hélicoptères anti-sous-marins, lancés en 1981. Le troisième de la classe Invincible a été désarmé en 2007. Ce sont des navires de 20.000 tonnes [comme les BPC Mistral] qui peuvent mettre en œuvre des Harrier - avions à décollage court et atterrisage vertical (VSTOL). Ces porte-aéronefs ne disposent ni de catapultes ni de brins d'arrêt. Ils ne peuvent mettre en œuvre des appareils plus lourds, comme les Hawkeye de contrôle aérien. Rien à voir donc avec le Charles-de-Gaulle, qui est comparable, en plus petit, aux seuls vrais porte-avions, ceux de l'US Navy.

2) Les Britanniques ont le projet de construire deux nouveaux porte-avions, le Queen Elizabeth et le Prince of Wales, qui devraient entrer en service vers 2016/17. Ce sont de beaucoup plus gros bâtiments, de la classe 60.000 tonnes, soit 50% de plus que le Charles-de-Gaulle. Leur coût est estimé à plus de 5 milliards de livres (environ 6,3 milliards d'euros). L'option retenue jusqu'à présent est la même que les portes-aéronefs précédents : ni catapulte ni brins d'arrêt. Ce choix technique limiterait leur flotte aérienne à des hélicoptères et des avions VSTOL. Ce choix technique pourrait toutefois évoluer, en augmentant certes la facture.

3) Quel avion pour ces deux "Carriers" ? C'est tout le problème du jour. Les Harrier communs à la Navy et à la RAF devraient être retirés de service sans doute plus tôt que prévu, avant la fin de la décennie. L'idée était de les remplacer par une version du F-35 américain, la version B à décollage court et atterrissage vertical. Le même avion a été retenu par le US Marines Corps. Cet avion, très coûteux, verra-t-il le jour ? Ce n'est pas complètement gagné et il n'est pas certain que Londres ait finalement les moyens de se l'offrir. Resterait alors l'hypothèse d'acheter le F-35 dans sa version C, c'est-à-dire celle prévue pour les porte-avions américains. Certes, le Rafale serait parfaitement adapté, mais ne rêvons pas...

4) Quelle coopération avec la France ? L'idée originelle, dans la première moitié des années 2000, était de construire trois porte-avions comparables, dont l'un pour la Marine Nationale et les deux autres pour la Royal Navy. C'est même ce projet qui avait poussé le président Chirac à choisir un mode de propulsion classique (non nucléaire) pour le second porte-avions. Plus personne ne croit sérieusement qu'un tel bateau sera construit dans les cinq années qui viennent... et la coopération avec les Britanniques pourrait même servir d'habillage européen à ce renoncement.

Reste l'idée de partager une flotte. Outre la difficulté technique d'embarquer des appareils britanniques sur un bateau français et inversement, la principale question reste politique. Tout va bien tant que les PA ne servent qu'à gesticuler en montrant les (relatifs) gros bras de l'Europe. Cela se complique lorsqu'on voudra s'en servir. Pour aller faire des frappes en Afghanistan, un mois tous les ans ? Pourquoi pas. Mais imaginons la situation de 2003 : Londres participe à la guerre d'Irak, Paris s'y oppose vivement. Du coup, chacun reprend ses billes...
Source : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] - Jean-Dominique Merchet

C'est pas faut pour le dernier paragraphe... mais alors pour le reste scratch . Ha ces anglais, toujours aussi compliqués, ils sont hors normes, donc comment peuvent-ils coopérer avec le reste de l'Europe qui :
1 - N'utilise pas les mêmes mesures,
2 - Ne veut pas entendre parler des avions VSTOL,
3 - N'est pas toujours d'accord sur la politique étrangère de la Grande Bretagne,
4 - Ils ont refusé l'Euro €,
5 - Ils sont trop dépendant des USA,
6 - etc....
bois-un-café Bon, là, ce n'est que ma petite analyse rapide de petit européen et de petit français devant une tasse à café.

Michel
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Jack Sparrow




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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Sam 4 Sep 2010 - 12:12

Personnellement je me pose toujours la question de savoir pourquoi une aviation embarquée, donc un PA?

A l'heure des ravitaillements en plein vol, les avions ont une autonomie suffisante pour intervenir dans tel ou tel point du globe en peu de temps. Exemple: Les avions du Foch ne sont pas à l'origine du tir TAMOURÉ de 1966 mais du voyage éclair d'un escadron de l'air venu de France en direct.
Reste une campagne longue, quoique limitée à un ou deux mois(aussi longue que le voyage aller/retour), comme celle du Charles de Gaulle en Afghanistan qui en fin de compte n'est qu'a quelques heures de bases amies et même souvent alliées et certainement plus faciles à défendre qu'un navire cible...

C'est mon point de vue
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SAINT ETIENNE Claude




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MessageSujet: Re: Le PA N°2 Sam 11 Sep 2010 - 17:45

D'apres mes dernieres infos
le projet tombe à l'eau
-les anglais et francais pas d'accord
-le gouvernement refuse suite au budget
bref c'est encore remis au calanque grecque
suite au prochain numero
bonne journée
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PHIPHI80




Age : 56 Date d'inscription : 19/11/2007 Nombre de messages : 1018 Localisation : AMIENS Emploi/loisirs : pêche à la ligne,en mer,apero

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MessageSujet: Re: Le PA N°2


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